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Tentative d’un « NOUS SOMMES » temporaire/1
Par Philippe Godard publié le 18 mars 2013.

« Je me révolte, donc nous sommes. » Abolition de la hiérarchie, surtout pas son renversement. Nous pensons ici à Janusz Korczak et sa république d’enfants orphelins, à Varsovie. En 1942, lorsque les SS vinrent chercher les enfants de cette république-là, pour les déporter et les exterminer à Treblinka, Korczak partit avec eux, alors que les SS le laissaient libre, lui, l’adulte. Ils n’avaient rien compris : ce n’étaient pas des enfants qu’ils emmenaient à la mort, mais les parcelles d’un « nous sommes », dont Korczak était. Comment dissoudre un « nous sommes » ? Les bourreaux de Treblinka crurent y parvenir en l’engloutissant dans le silence absolu. Parce que ce « nous sommes » est resté uni jusqu’au terme, rien n’a été englouti.

Il s’agit ici de « faire trace », de susciter de la réflexion, de la contradiction, de l’agir nouveau, ailleurs. Et comme tout ceci s’écrit « de mémoire » en mars 2013, presque quatre ans après le début de cette tentative, il y est davantage question de retracer de mémoire que de décrire par le menu, comme on l’attendrait d’une thèse. Retracer ce qui est le fond d’une tentative sans doute unique en France : instituer, dans l’Institution, un lieu qui, éventuellement, remette tout en question, y compris l’Institution. Contradiction ? Certes oui et certes non, car si le système ne nous satisfait pas, c’est bien aussi dans le système lui-même que nous nous exprimons et, surtout, que nous agissons.

En 2009 est né notre « Forum », dans un collège d’une « zone d’éducation prioritaire ». L’idée s’exprime en une phrase : permettre à des élèves de parler de tout ce qu’ils veulent eux, avec deux adultes initiateurs du Forum (la professeure-documentaliste et un intervenant extérieur à l’Éducation nationale), sans aucun tabou, absolument aucun. Le Forum n’a jamais été un défouloir insensé et pas non plus un lieu de thérapie, de groupe ou individuelle. Nous ne savions pas les thèmes que choisiraient les élèves, mais nous avions notre idée : racisme, violence, sexisme, parce qu’il nous semblait que tel était leur lot quotidien – impression d’abord juste puis se modifiant au fur et à mesure que le temps coulait et qu’émergeaient d’autres particularités de ce collège, bien plus positives. Ceux-là, ces sujets violents et exprimant du ressenti négatif, furent les premiers traités, au début de chaque année scolaire 2009, 2010 et 2011 – mais pas 2012. « Traités », pas seulement abordés : décortiqués, parfois pour constater une relative impuissance à modifier les choses sur le fond et à grande échelle ; mais alors, nous avons souvent construit ensemble la conviction que cette impuissance n’était pas une fatalité, et qu’il allait falloir bouger pour modifier notre environnement, le réel, agir de façon que nous puissions vivre. « Maintenir le système à distance » résumerait ce qui s’est produit là. Mais ces mots-là ne sont pas ceux des élèves.

Une sorte de « succès » se dessine. Partis de cinq à huit élèves la première année, nous en sommes à plus de vingt-cinq par séance depuis le début de 2013, avec toujours un noyau d’élèves qui en entraînent d’autres. Une nette majorité de filles, mais des garçons qui s’expriment et grandissent eux aussi dans leur mode de s’emparer de leur vie. Et l’Institution s’intéresse à nous, les médias aussi. Dont acte. Entre-temps, notre façon de débattre a évolué. Nous nous asseyons toujours en rond, de façon à tous nous voir, mais depuis 2011, nous nous sommes installés derrière des tables parce que la salle a changé et que désormais les tables y sont d’emblée disposées. Nous utilisons un très joli « bâton de parole », fait d’un rondin de bois d’un métier à tisser du Guatemala au bout duquel est enroulée une ceinture du même pays ; un élève préside et fait tourner le bâton. Chaque élève ou chaque adulte a la possibilité de demander un tour de table. Chacun peut, lorsqu’un autre parle, exprimer son avis par geste – pour éviter les bavardages qui cassent l’attention par rapport à celui qui parle. Pouce vers le haut ou mains levées qui s’agitent – comme au Québec – pour exprimer son accord, pouce vers le bas pour le désaccord, main à plat qui flageole pour le couci-couça. Et les thèmes traités se sont élargis, jusqu’à, par exemple, la réputation du collège. Les notes qui suivent correspondent à une envie de faire trace écrite – parce que la trace réelle est déjà là, chez celles et ceux qui ont participé à ce Forum, les élèves mais aussi les deux adultes et la principale adjointe qui y a assisté à plusieurs reprises.

Pourquoi retracer cette « tentative » au sens d’expérience tout à fait inachevée – et tout à fait inachevable – (presque) quatre années après son départ ? Parce qu’elle intrigue, fait écho, jusque dans l’Institution : deux inspectrices générales de l’Éducation nationale sont venues assister au Forum il y a quelques semaines. Ce 11 janvier, les voici, ces deux inspectrices, très étonnées par une élève qui, à propos de sexisme, demande un tour de table pour les vingt-quatre élèves présents, avec cette question : « Je voudrais savoir qui d’entre vous, les filles, a déjà été traitée de salope, et vous, les garçons, si vous avez déjà traité une fille de salope et pourquoi ? » Et moi d’ajouter que, pour faire égalité filles-garçons, les filles devront dire si elles ont traité les garçons de pédés et les garçons s’ils ont été traités ainsi. Résultat sans surprise : cent pour cent de oui, dans tous les sens. Cependant, une inspectrice de dire, après le Forum et hors oreilles juvéniles, que les deux mots de salope et pédé ne sont pas sur le même plan… N’avait-elle pas compris que nous n’étions pas en khâgne ? Et que même plan il y avait bel et bien parce que ces deux mots-là ne servent qu’à une chose : faire mal ; en ce sens, égaux ou miroirs ou équivalents, ils le sont bien et bel et mal. Décalage, donc, entre ce que l’Institution attend d’un collège et ce qui s’y passe parfois ? Ou plus banalement, incompréhension humaine, bien humaine ? L’essentiel étant que tout cela puisse continuer, avec ou sans « reconnaissance » officielle…

Un Forum institué – de fait, de par la durée – dans une Institution, et pourtant tout en dehors d’elle parce que ne fonctionnant surtout pas selon les règles que l’Institution voudrait instituer. Celle-ci se donnerait même pour tâche, selon quelques analystes grincheux, d’instituer, un point c’est tout. Formatage et calibrage et laminage. Comme si l’École avec une majuscule n’était qu’une sorte de goulag mental, prison de la pensée, Himalaya de la répression. Analyse bien trop négative, qui nie la capacité de rébellion des sujets qui n’y sont pas qu’assujettis, à l’Institution. La réalité est bien différente du goulag, et c’en devient triste que tant d’analystes perdent leur temps à l’analyser sans la vivre, sans l’agir, sans la triturer, cette réalité qui leur échappe. Dans cette Institution-ci, il y a des êtres, que l’on dit humains, et les élèves le sont bel et bien – et il est terrible de les oublier : c’est les nier. Or, ce sont dans ces interstices qu’ils occupent que le Forum s’est glissé. De cinq à huit élèves en 2009, il a grossi jusqu’à déjà presque trente, écartant l’interstice, le fouraillant pour y faire sa place, y prendre ses aises, (s’)y faire voir et entendre. Et s’il est d’usage d’en tresser quelques lauriers à celles et ceux qui l’ont permis, ici, ces lauriers sont bien dus, et pas seulement parce que l’usage l’imposerait – puisque l’on se moque bien de l’usage partout dans le retracé de cette tentative. Oui, ce Forum n’aurait pu tressaillir et s’épancher sans que la professeure-documentaliste y participât et sans que la principale adjointe lui en ouvrît la voie, dans le plus profond respect et accompagnement de la tentative. Comme quoi : l’on peut « représenter » l’Institution sans avoir l’intention de faire perdurer ce qui broie, et il n’y a là aucune contradiction. Tout dépend du sens que l’on accorde à « représenter », qu’on l’étende ou le restreigne.

On nous demande (deux journalistes, le rédacteur en chef du principal quotidien régional et un photographe) ce que nous visons par ce Forum. RIEN. Mais nous ne pouvons répondre « rien » car nous ne vivons plus dans une époque où l’on accorde quelque valeur au rien – ce qui pourrait être lu comme le refus d’un trop-plein, celui que nous procure le Système, qui ne sait que remplir la coupe au-delà du bord, mais la coupe est de vacuité. Dire « rien » aurait été senti comme une provocation. Il fallut donc bien répondre : leur donner à débattre à ces élèves qui, bien qu’englués dans l’Institution, s’y débattent avec brio ; les AIDER. Les aider, ces jeunes, à quoi au fond ? À remettre en question l’Institution ? Pas même, car ce programme-là serait bien trop simpliste et inefficace. Les aider à comprendre ce que veut dire ce mot à peine plus long que rien : LIBERTÉ. Et pas « libérer la parole » ou « libérer les instincts » ou les pulsions ou l’inconscient. Liberté comme la raconte Bakounine : « La liberté des autres prolonge la mienne », cette si belle parole sur la liberté – pas une définition puisqu’au contraire c’est une prolongation, et non un enfermement. Nous, avec la professeure-documentaliste, nous n’attendons rien, et c’est pour cela que nous obtenons tout ce que peut rêver d’obtenir un pédagogue – mot que nous revendiquons : nous ne « guidons » certes pas les enfants, nous marchons à côté d’eux. Un pédagogue qui marche à côté est à sa plus belle place lorsqu’il est juste à côté, juste au côté, pas plus haut, ni plus bas. Lorsque, dans la mêlée du langage – puisque d’un Forum il s’agit –, il n’est que l’égal, et que la liberté des autres – les jeunes – prolonge la sienne. Lorsque toute liberté de toute personne de ce sacré Forum est une prolongation de la liberté de tous ces autres-là, ici, comme si à des moments qui sont de puissance infinie, il se passait une alchimie que nous n’expliquerons pas parce que nous ne savons pas l’expliquer, ne voulons pas l’expliquer mais la VIVRE. Donc alchimie, oui, puisque le mot désigne ce qui ne se comprend pas tant que cela : alchimie d’êtres humains dans laquelle la phrase de Bakounine prend toute son infinité.

Nous avons créé ce Forum à l’instinct. Nous n’avons fait depuis que vérifier que cet instinct ouvrait à de la liberté, sans savoir pourquoi – du moins sans savoir ni vouloir en tirer des méthodes et des conclusions. Voilà pourquoi ceci n’est qu’un retracé de quelques années d’échanges et de liberté glanée ensemble et partagée à tous. Instinct parce que le départ se dit ainsi :

Les enfants sont exubérance de la vie, infinité de possibles, que, tout au long de leur enfance, les Institutions – la Famille, l’École, l’État, l’Usine, l’Entreprise, les Médias… – voudraient s’acharner à moduler, orienter, contrôler, limiter, diriger, détruire parfois – l’Asile, la Prison –, afin qu’adultes ils deviennent.

Thèse très simple mais ô combien repoussée par les temps qui courent. Car les temps sont à la mécréance passive : tout est tellement difficile que la seule facilité qu’il nous reste est de proclamer d’emblée l’impossibilité de notre victoire et de nous consacrer tout entier à la construction (de la justification) de notre défaite. C’est oublier que dans la Famille se construisent des relations particulières, qu’à l’École peut s’opérer l’apprentissage de la liberté, voire à l’Usine celui de la solidarité profonde. Tout est question de lutte et de liberté à conquérir avec les autres. Et c’est cela que l’exubérance de la vie nous invite à maintenir ouvert.


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Etienne Rodin est consultant. Il intervient auprès d’organisations publiques et privées sur des questions liées aux conditions de travail. Il est l’auteur de L’Horreur managériale (2011) chez les éditions L’Echappée.

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Luc Renaud est originaire de Hull au Québec. Diplômé en géographie de l’Université de Sherbrooke, il a depuis effectué plusieurs séjours à l’étranger alliant expériences culturelles et travail social de terrain avec des communautés locales en Afrique et en Amérique latine. Vidéaste depuis cinq ans, il traite, à travers le documentaire et la vidéo d’art, des questions touchant les notions de territoire et de colonialisme. Son dernier documentaire, co-réalisé avec Martin Bureau, a été diffusé dans différents pays et a reçu plusieurs mentions, dont une nomination comme “Meilleur documentaire de l’année” au Québec. Il travaille présentement sur un nouveau film et enseigne également la géographie au niveau pré-universitaire.

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Par les véhicules de la peinture, mais aussi de la vidéo installation et du documentaire, Martin Bureau s’affaire depuis une quinzaine d’années à construire un univers critique où la nature est confrontée aux technologies et à l’empreinte de l’homme. Dans une démarche où les notions de géopolitiques sont prépondérantes, il s’intéresse particulièrement à la colonisation et aux chocs des systèmes.

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H.D. Alianel est le porte-voix d’un courant d’anticipation sociale encore inconnu. Celui-ci rassemble technophobes pratiquants et technophiles dissidents autour d’une critique de la société post-industrielle.

Philippe Godard

Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Née en 1976, Delphine Maza explore diverses formes d’écriture, littéraires, réflexives et audiovisuelles. Ainsi, elle collabore avec des revues telles que Spectre et la Revue des Ressources. Parallèlement, elle développe l’écriture audiovisuelle, documentaire (réalisation des "Chroniques de la Maison vide" ; "Alain Kremski, à la source du son" ; "La main tendue") ou fictionnelle (plusieurs scénarios en cours).

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Philippe Bourdeau est professeur à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble. Il étudie le rapport à l’Ailleurs des sociétés urbaines à partir de sujets comme les métiers et sports de montagne, les mutations du tourisme ou les dissidences récréatives. Il s’intéresse aussi au blues et au rock comme mythes géographiques. Il est (co)-auteur de "La Montagne, terrain de jeu et d’enjeux" aux éditions du Fournel, de "Sports d’hiver en mutation" aux éditions Hermès-Lavoisier, de "Géographie des sports en France" aux éditions Vuibert, et de" Tourisme : émancipation ou contrôle social ?" aux éditions du Croquant.

Joël Vernet

Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

Elisée Personne

Elisée Personne est un pseudonyme.

Roland Jaccard

Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

Vous pouvez visiter son site : site de Roland Jaccard
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Anonyme

Anonyme est une énigme. Ni star, ni personnalité, ni individu, ni expert, ni pseudonyme... Zéro égocentrisme. Zéro culte de la personnalité. Une poussée underground.

Marin Ledun

Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

Vous pouvez visiter son site : http://www.pourpres.net/marin/
Ses articles dans le site :
Henri Mora

Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

QoCP

Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

Correspondances : QOCP, lotissement n°1, La Roseraie, 26350 Le Grand Serre - Mail : qocp orange.fr

En librairies et en bibliothèques : Chambard dans les Chambarans

Vous pouvez visiter son site : http://chambarans.unblog.fr/
Dikann

Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

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HUKO

Groupe Huxley-Ubu-Kafka-Orwell

Joignable à cette adresse : groupe.huko autistici.org

Mirko Locatelli

Mirko Locatelli a collaboré à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance en 2012. Travailleur social de formation, il s’est évertué à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble s’être fort bien passé de ses services. Mirko est décédé en 2016, à l’âge de 35 ans.

Vous pouvez visiter son site : Moins !
Christophe Huret

Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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