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L’Aventure à la lettre
Par Rodolphe Christin publié le 5 février 2013.

Qu’entendre sous ce mot magique et inquiétant, souvent fascinant, d’où s’envolent nombre de mirages : l’aventure ? Et qui sont ceux qui la tentent jusqu’à faire d’elle un genre de vie ? Blaise Cendrars trace le portrait d’un aventurier dès les premières pages de Bourlinguer, ce livre qu’on dirait écrit de port en port par un navigateur terrestre gonflé de l’énergie tumultueuse des escales.

Dix-septième siècle, Venise : un jeune garçon commence douloureusement sa carrière de passager clandestin : vingt coups de garcette, ce lien dont les marins se servent pour attacher les voiles, suivis d’un plongeon par-dessus bord — nous sommes le 11 novembre 1653 sur un bateau à destination de Smyrne.

Mais déjà la chance sourit à l’adolescent, pour compenser le risque : un homme de haut rang, un Anglais embarqué à bord, lui sauve la mise en le réclamant comme son valet de chambre. Le risque-tout a quatorze ans, il ne le sait pas encore mais il est promis à un avenir fait de rebondissements et d’intrigues, d’accointances et de dissidences, d’appartenances et de ruptures, d’amitiés et de trahisons, d’enfermements et d’évasions... Tantôt artilleur tantôt médecin ; tantôt interprète et négociateur tantôt chirurgien et déserteur ; tantôt d’un bord tantôt d’un autre au gré des caprices d’une destinée hasardeuse, d’une moralité un brin douteuse et d’une mentalité curieuse de tout ce qui existe quelle que soit sa nature. Tantôt riche tantôt ruiné, tantôt reniflant la sale odeur de la mort tantôt reparti pour le cœur vibrant de la vie, tantôt décoré des plus grands honneurs tantôt déshonoré et banni ; voici résumé brièvement comment ce Vénitien trace sa vie turbulente pleine d’ombres et de lumières, avec l’Orient et, plus précisément, l’Inde comme cadre privilégié d’existence. Et puis, un jour, le médecin-aventurier devient conteur oriental, cesse ses péripéties et se met à écrire ses mémoires, convaincu que tout ce qu’il a vécu mérite au moins d’être conté. C’est alors, nous dit Cendrars, la Storia do Mogor qui sous sa plume commence à prendre forme et consistance. Le livre une fois écrit part vers l’Europe et, sous le titre d’Histoire générale de l’empire du Mogol, connaît le succès à Paris et en Europe. Mais, là encore, le destin s’acharne car ces éditions se voient accaparées par qui ne fut d’abord qu’un simple préfacier, le père Catrou, jésuite voleur de livre qui finira par se faire passer pour l’auteur après de nombreux remaniements du texte original, au final défiguré. Il faudra attendre 1907 pour que justice soit faite : le livre est republié chez un éditeur anglais, cette fois dans une version acceptable et honnête.

Ah ! On le voit bien, difficile et dense que la vie d’aventurier !

On en retient les splendeurs, l’appel de mondes miroitant sous le soleil mais il y a derrière, non loin, un formidable coefficient d’incertitude qui fait l’envers du décor. Il y a la solitude et l’isolement d’un individu au destin souvent indocile, déraciné et souffrant d’une liberté apparente qui, sans doute, a exigé de nombreux sacrifices, lesquels marbrent les cœurs d’indélébiles cicatrices. Liberté qui fut, en vérité, l’apparence trompeuse des coups portés par le sort sur l’existence d’un individu, certes au caractère bien trempé, mais surtout malmené par les épreuves.

Qu’on lise aussi Vagabonds et Auguste le marin de l’écrivain norvégien Knut Hamsun. On y voit se dessiner cette figure de l’aventurier entreprenant et entrepreneur, homme dévergondé poussant au dévergondage, expression individuelle du monde entier comme expérience. Extraordinaire aux yeux du reste de la société, ce type-là, non, n’est pas comme les autres, les cultivateurs d’un même quotidien, les enracinés d’un même pays, du début jusqu’à la fin. Homme de tous les voyages, de toutes les expériences, il a tout vu, tout vécu, il sait beaucoup, et puis, affranchi du contrôle social par ses éloignements, il peut mentir, enjoliver ses histoires à loisir, car ceux auxquels il les confie ne savent rien de ce dont il parle. La force des récits d’aventure et autres histoires de voyage vient de l’ailleurs qu’ils contiennent en pointillé, ces horizons lointains qu’ils transmettent ici par la parole ou par la plume. Ils sont à la fois la confirmation et l’annulation d’une distance. Lorsque le bourlingueur raconte il se souvient — rapport à son passé — et lorsqu’il raconte il existe — c’est là son rapport au présent — comme perceur de mystères, comme passeur d’univers. C’est qu’en plus d’être allé partout (ou presque), il en est aujourd’hui revenu (au risque d’être revenu de tout) pour transmettre un peu de la poussière des mondes à ceux qui sont restés. On ramène du sable du désert comme on ramène des histoires, signes porteurs d’au-delà et certificats de passage. Mais les preuves peuvent être inventées, les papiers truqués, les aventures falsifiées — on connaît la mythomanie de certains coureurs d’horizons et autres grandes gueules du baroud. Eh bien Auguste, le marin mis en scène par Hamsun, n’échappe pas à l’excès de mensonges !

Son cas est emblématique d’une situation sociale. Il revient du monde entier bourré à craquer d’idées nouvelles, d’idées à réaliser quitte à bouleverser les habitudes de ses concitoyens. Il est toujours prêt à leur botter les fesses de son énergie audacieuse obsédée par ses fins, peu soucieuse des moyens car, pour lui, tous les moyens sont bons y compris les réprouvés, à l’occasion. Après tout, qui a voyagé constate combien les usages sont variés et qu’une même chose peut être accomplie de diverses manières selon les latitudes. Ainsi les codes sont relatifs, rien d’absolu dans les convenances. Donc tout est possible a priori : les choses sont comme ceci, certes, mais elles pourraient être autrement. Les limites vacillent, les désirs et les actes se libèrent dans un monde agrandi pour le meilleur et pour le pire.

Riche d’expériences glanées au fil de son errance, Auguste fustige à ce titre une société norvégienne conformiste et villageoise et l’entraîne vers le changement. Ce changement, il en est l’acteur autant que la victime, car dans sa vie il y a toujours un coup du sort, une entourloupe, un mauvais coup, un mauvais sort. Ses préoccupations sont essentiellement matérielles, économiques notamment ; voici le promoteur de la libre entreprise ! serait-on tenté de penser à propos d’Auguste. Sauf que c’est sur ce plan-ci que se joue l’ironie de sa vie : le fondateur qu’il est ne profite jamais des acquis. Entraîné par les péripéties de son destin, ce « capitaliste » d’Auguste ne capitalise rien sinon des expériences. Il conduit son petit monde en arguant du bénéfice à tirer des projets qu’il cogite, mû par cette audace singulière dont il tire l’essentiel de son prestige, sa corpulence sociale. Seulement la vie lui réserve toujours des régimes forcés. Car s’il fonde, et si le village de Polden-sur-Mer se développe sur ces fondations, Auguste, joueur de sa propre existence (et quel goût il a pour les boniments et la comédie !), toujours rejoue ce qu’il obtient, au risque de gagner comme au risque de perdre. Alors Auguste perd tout, régulièrement, argent et prestige, et se retrouve nu, avec seulement sa vie comme bagage. L’aventurier qu’il est incarne la dépense plutôt que l’accumulation ; vagabond, il ne peut alourdir son bagage sans perdre de sa mobilité et, aussi, de sa liberté. Là se joue une part de ce qui le distingue des autres. Au final, pas de foyer, pas de situation, jamais tranquille. Il lui faut de nouveau tenter sa vie, puiser dans de nouvelles ressources, déployer les énergies de la création — toujours le départ à zéro, l’éternelle jeunesse de sa situation. Auguste se consume dans ses audaces, se désagrège au fur et à mesure qu’il s’universalise aux quatre vents de la bourlingue, possédé par l’aventure perpétuelle.

La vie d’aventure, on l’imagine haute en couleur, riche et variée, mais ce qui fait le charme et le malaise de l’aventure et des aventuriers ce sont aussi leurs difficultés sociales, et l’ambiguïté permanente qu’ils entretiennent avec ce qu’on appelle couramment le succès. L’envasement, l’ennui, l’alcool, la dépendance du plaisir monnayable, ou des choses pas très nettes sur la conscience, ou tout simplement un mal de vivre chronique peuvent composer l’ordinaire obscur de l’aventurier, quelque chose qui le pousse dans les marges et le mine, loin des miracles d’une vie créatrice dans ses moindres recoins. Nos sociétés aseptisées rêvent d’aventures encadrées, passées du côté des loisirs — le contraire de l’aventure en vérité. Elles oublient sa part maudite et désastreuse, c’est-à-dire l’aventure comme fatalité de l’aventurier poussé dans ses bras inconfortables non toujours par choix, mais aussi quelquefois par le caprice néfaste d’un coup du sort ou d’une mauvaise étoile.

Toutefois, n’oublions pas cet autre facteur déclenchant : cette force positive, optimiste, qui prend le hasard à bras le corps. La passion, l’obsession de la tentative, l’impérieux désir d’une vie sans cesse renouvelée pour conjurer l’angoisse du néant et de la défaite terminale, la mort pourtant libératrice, cette idée absolue à laquelle il est si difficile de s’habituer.

D’où vient l’intranquillité fondamentale, à la fois créatrice et destructrice, qui pousse l’aventureux et le laisse tiraillé entre le désir d’un chez soi et son refus ? Désir de plénitude, de sortir de soi, sortir des rangs pour devenir-univers, hors de tout et pourtant au centre de tout. Liberté véritable, l’idéal à atteindre. Mais l’idéal n’est pas souvent atteint. N’avoir ni foyer ni racines afin de vivre au large, mais, pourtant, travaille en sourdine l’espérance nostalgique d’une famille, d’un havre où vivre en paix. Le bourlingueur existe entre deux eaux, souffrant d’une solitude et d’une étrangeté chroniques, partout voyageur, habitant de nulle part. Ailleurs il n’est jamais chez lui, et, revenu, il ne se sent plus à sa place. Enracinement moribond de la vie ordinaire, déracinement mortifère de l’aventure, au final : insatisfaction généralisée. « Les vagabonds, partout où ils allaient, traînaient derrière eux leurs racines rompues... » écrit Hamsun.

Revers de fortune, des ascensions soudaines et des dégringolades qui le sont tout autant ; l’aventurier voyage dans l’horizontalité de la géographie et des cultures mais encore dans la verticalité des classes sociales. Ce rêve d’orpailleur, par exemple : partir de peu, voire de rien, et gratter dans la jungle jusqu’à se gaver de richesse, passer des brodequins au costar, de la bâche tendue dans la brousse au palace brésilien. En plus, selon les pays, la différence de valeur des monnaies, du coût de la vie, peut aussi faire gagner au change, multiplier la richesse. Mais l’argent souvent dépensé dans l’ivresse et l’orgie, l’orpailleur retournera dans la jungle, nu comme un ver, déshabillé par l’or.

Au regard de l’aventure, le monde s’expose en une multitude de tentations. Il faut parfois oser répondre à la curiosité — dégradable en cupidité — pour explorer les diverses expressions possibles de l’existence. En tant que tentative, l’aventure chemine sur des espoirs, des rêves, des hypothèses qui pourront toujours, malgré la préparation, se révéler impossibles à l’usage, dans le passage à l’acte indissociable de la connaissance aventureuse — c’est-à-dire l’expérimentation. Possible ? Impossible ? Il faut essayer pour savoir, car pour l’aventurier le rêve doit être ramené au sein même de la réalité sensible, la réalité sensible haussée vers le rêve. Il faut vivre ses rêves, il faut les réaliser. Cette réalisation est en vérité une rêvéalisation du monde.

Rêve Réel Réalisation Révélation Rêvéalisation

Sur de telles lignes de vie rien ne s’acquiert définitivement. La trame de l’aventure se tisse sur des chemins de traverse où l’entière sécurité n’existe guère. Itinéraires bricolés, pas de protocole absolu.

L’aventurier gagne comme il vit : au hasard ou selon son apparence ; et selon ce hasard et sa mine, bonne ou mauvaise, il gagne ou bien il perd. Et le plus souvent il gagne et il perd et il perd et il gagne, etc. Ce que la société retient de lui est une affaire elle aussi ambiguë, ce peut être le meilleur comme le pire. Tantôt courageux tantôt couard, tantôt héroïque tantôt lâche, tantôt ange du destin tantôt personnage de moralité douteuse, opportuniste et volontiers scabreux. Bon à tout, bon à rien. Bon gré mal gré, l’aventure est le défi lancé par l’individu au social, l’incessante remise en cause du rapport que l’aventurier entretient, ou n’entretient pas, avec la société.

L’aventure, donc, dépend de beaucoup et sa dimension d’invention existentielle, d’originalité sociale et culturelle, de libération de l’esprit, peut à tout moment, ou presque, se voir renversée en déchéance et décrépitude. Le déclic est subtil, mais c’est à cet endroit — le fil du rasoir — que tout se joue. L’aventurier doit s’y tenir debout, en éveil, à l’affût, s’il veut maintenir le cap, rester vivant y compris dans ce qui le tue. Cette position funambule n’est pas facile : voie médiane où l’on chevauche le tigre, entraîné par un mouvement sur lequel on est pourtant juché, pour tenter de le contenir et l’orienter. Dans sa traversée des diverses formes que prend le monde, l’aventure se comble du divers, mais elle recherche autre chose encore, autre chose que la conscience du divers démontre, quelque chose d’universel au-delà du divers, un potentiel où l’univers se concentre, à la fois son origine et sa fin. L’esprit profond de l’aventure est une alchimie délicate qui, aboutie spirituellement, peut se transformer en pratique de libération intérieure. La grande aventure ne se trouve qu’en chemin de l’ultime.


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Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

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Elisée Personne est un pseudonyme.

Roland Jaccard

Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

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Anonyme est une énigme. Ni star, ni personnalité, ni individu, ni expert, ni pseudonyme... Zéro égocentrisme. Zéro culte de la personnalité. Une poussée underground.

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Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

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Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

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Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

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Dikann

Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

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Joignable à cette adresse : groupe.huko autistici.org

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Mirko Locatelli a collaboré à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance en 2012. Travailleur social de formation, il s’est évertué à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble s’être fort bien passé de ses services. Mirko est décédé en 2016, à l’âge de 35 ans.

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Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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