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Les ATTARDOpithèques et le NUCLÉAIRE
ou les véritables causes des désastres de Tchernobyl, Fukushima et Flamanville
Par Elisée Personne publié le 30 septembre 2012.

Dans les années 1950-1970, sur la lancée des Oppenheimer et autres sorciers de l’atome, plusieurs groupes de chercheurs de différents pays entreprirent de domestiquer la bombe. Ils affichaient tous une seule et identique intention : fournir de l’énergie illimitée à l’humanité. Selon eux, la science peut tout résoudre. Même si l’on ne sait pas diminuer la période de vie des éléments radioactifs et bien que certains théoriciens démontrent l’impossibilité d’une telle opération, on peut accumuler des éléments radioactifs sur la planète sans grand risque – ou alors, le jeu en vaut la chandelle. La pensée unique le proclame : les déchets nucléaires ne sont pas un problème !

À Cadarache, les nucléophiles français les entreposèrent dans de vulgaires bidons. Un fossé en forme de trapèze inversé de moins de dix mètres de profondeur, un petit tapis de gravier ou de sable au fond, et hop : on empile les fûts de déchets radioactifs, sur lesquels les scientifiques bombent au pochoir un numéro d’identification. Puis, on recouvre d’un mètre de terre le fossé rempli de ces braves bidons bourrés de césium 137 ou de strontium 90, et on oublie…

En 2011, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié, dans sa revue Contrôle (n° 190), une photographie de ce centre de stockage. C’était donc bien vrai : l’une des principales décisions de l’humanité depuis qu’elle se dit Homo sapiens est le fait d’un groupe d’attardopithèques savants mais fous, qui ont laissé à l’abandon ces bidons emplis d’un cocktail mortel. Les fossés de Cadarache sont totalement radioactifs, les numéros bombés sur les bidons ont été effacés par le temps, et une nouvelle génération d’attardopithèques cherche maintenant à imaginer ce qu’ils renferment pour savoir quoi en faire. Les traitements qu’ils devront subir une fois identifiés sont en effet très différents selon qu’il s’agit de déchets hautement ou peu radioactifs, à durée de vie brève ou longue… On se croirait dans un très mauvais film de science-fiction ou chez les staliniens de Tchernobyl, mais non, c’est la sinistre réalité du nucléaire démocratique français.

Fukushima est un événement politique

Le tsunami de 2011 au Japon n’est pas la cause du désastre de Fukushima, pas plus que le tremblement de terre : ces déchaînements naturels ne servirent que de simples révélateurs. Fukushima est un événement politique bien plus que scientifique, industriel ou social – et absolument pas naturel. C’était déjà évident à Tchernobyl, où la caste stalinienne reste tenue pour seule responsable du désastre. Pourquoi pas à Fukushima ? Parce que le Japon se prétend une démocratie ? La destruction de Fukushima met une nouvelle fois en évidence l’orgueil de la toute-puissance technologique.

Pourtant, ce thème archi-rebattu finit par éclipser la véritable question, fondamentale, celle du pouvoir. À qui confions-nous le pouvoir ? Pour en faire quoi ?

Les discussions entre experts nous éloignent toujours plus des véritables enjeux. Quel intérêt de discuter pendant des lustres si le tremblement de terre a provoqué le désastre, ou est-ce le tsunami ? Ni l’un ni l’autre ! Le désastre a été provoqué un demi-siècle plus tôt, lorsque la décision de propager le nucléaire dit civil et démocratique s’est imposée dans l’esprit des dirigeants et des masses, sans critique, sans aucune capacité à écouter la contestation et à la comprendre. Un demi-siècle est une nanoseconde à l’échelle de la planète ! En mars 2011, une pichenette de la Nature nous en a fait mesurer la vanité. Que cette pichenette soit un séisme ou un tsunami n’est vraiment que de l’ordre de l’anecdote. Que la technologie ait un coût qu’il nous faudrait accepter au nom de progrès futurs, encore inconnus, voilà bien encore une affirmation que nous avons trop perdu de temps à discuter. Pendant ce temps-là, le pouvoir renforçait sa mainmise sur nos esprits et notre capacité à penser enfin notre futur.

Frottons-nous les yeux et débarrassons-nous de nos œillères : les experts ne sont tels que par leur inconscience absolue de tout ce qui déborde au-delà de leur domaine d’expertise. En l’occurrence, les experts du nucléaire civil et démocratique ne sont guère experts, pas même dans leur propre domaine de compétence, car il faut être un champion de la pensée aveuglo-positiviste pour lancer un programme qui va produire des matières dangereuses pour des milliers d’années tout en ne sachant pas comment se débarrasser desdites matières… Il est vrai que le principe de précaution se trouvant tant vanté dans le discours officiel, il devenait possible d’opérer sans risque politique, aux antipodes mêmes de ce principe : il suffit d’entendre et de croire ; constater est inutile. Car le discours est, depuis quelques décennies, bien plus important que les actes. L’illusion a dompté le « réel », qui n’est plus qu’une sorte de prétexte, un argument pour un opéra. Tout se déroule sur scène, et nous en sommes les spectateurs.

L’inconscience au pouvoir !

Le réel, quel réel ? Un réel insensé : le nucléaire n’est jamais qu’à la pointe d’une aberration dans les décisions d’ampleur globale, aberration qui se généralise à la quasi-totalité des domaines, y compris limités et quotidiens. Ce ne sont pas des responsables qu’il faudrait chercher et juger, comme l’inventeur de la frontière-pour-nuage-radioactif, le curieux professeur Pellerin. S’acharner sur de tels porte-flingues n’est d’aucune utilité. Mieux vaut chercher à comprendre comment du pouvoir est confié à des décérébrés cyniques, mais civils et démocratiques.

L’inconscience tient lieu de politique. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous sommes passés d’élites soucieuses de mener la reconstruction dans la compétition idéologique à outrance à des élites soucieuses de retrouver les voies bienheureuses de la destruction, toujours dans la compétition idéologique à outrance. Car la lutte idéologique n’a pas pris fin avec l’implosion du stalinisme en Union soviétique – implosion sans doute provisoire, soit dit en passant, car les conditions sont de nouveau réunies pour que de médiocres dictateurs et hommes d’appareil s’emparent du pouvoir dans un nombre considérable de pays, ce qui n’est pas pour nous rassurer par rapport au risque nucléaire immédiat.

Lutte idéologique, donc, au cœur même du capitalisme, des États, des entreprises globales et jusqu’aux autres secteurs de la société. Tous ou presque, nous servons ce système qui nous broie en acceptant de borner nos compétences citoyennes aux seuls domaines qui nous sont assignés. Nous acceptons la vision idéologique que nous servent chaque jour politiciens, journalistes et communicants de tous calibres : capitalisme contre islamisme ou toute autre idéologie « rétrograde » ; capitalisme libéral contre capitalisme vert ; réalisme positif contre utopies négatives (un seul réalisme positif contre une nuées d’utopies, toutes négatives !), et tant d’autres variantes de l’affrontement généralisé. Nous ne débattons que dans les cadres impartis ; en sortir devient complexe. On peut toujours se revendiquer de l’utopie, à nos risques et périls : certes, nous ne serons pas assassinés au coin du goulag ou de la prison de haute sécurité ; nous entrerons simplement dans le monde du silence, de l’oubli, de la mort sociale.

Les Verts en accord parfait avec les nucléocrates

Le nucléaire fournit là encore l’exemple le plus parfait de cette acceptation des cadres du débat, qui est déjà, en soi, renoncement aux seules possibilités réelles de résolution de la crise. Europe Écologie Les Verts est l’incarnation de cette veulerie. La recherche de la participation au pouvoir à tout prix est l’erreur fondamentale qu’il ne fallait pas commettre. Car un parti qui se dit écologiste mais prêt à tout compromis, y compris gouverner avec des socialistes qui maintiennent le programme EPR, montre ainsi qu’être au pouvoir est plus important que de conserver sa liberté de parole et donner du poids à sa critique en ne la marchandant pas contre quelque strapontin ministériel. Plus important que d’empêcher le programme EPR en le retardant, en le critiquant, en en montrant toute l’inanité.

Devenir un parti de gouvernement l’emporte sur une politique de sortie immédiate du nucléaire. L’écologie devient un axe creux, susceptible de se prêter à toutes sortes de renoncements, de compromis, de corruptions électoralistes. Les Verts deviennent ainsi, comme les nucléocrates, ceux qui obscurcissent le débat, qui allument des foyers de diversion pour distraire le chaland du véritable objectif. Les Verts participent au gouvernement, les nucléocrates cultivent le mensonge ; les nucléocrates sont au gouvernement, les Verts cultivent le mensonge. Tout cela tourne bien puisque les gouvernements successifs s’accordent tous à propager le mensonge nucléaire !

En 1978, les Verts étaient pour la sortie immédiate du nucléaire ; en 1981, ils ont accepté la logique mitterrandienne du nucléaire socialiste et démocratique, puis en 1997 celle du nucléaire jospinien. En 2012, la boucle est bouclée : « Il faut fermer Fessenheim (oublions le reste, nous sommes au gouvernement). »

Retour vers le futur : le re-retour

L’inconscience est la forme majeure de la politique moderne. Du moins l’inconscience du fondement des enjeux. Faire croire – ou croire soi-même – que Tchernobyl est dû aux incompétences staliniennes en matière scientifique ou que Fukushima est la conséquence d’un séisme majeur relève de l’inconscience. Flamanville est d’ores et déjà un désastre du même calibre que les accidents de 1986 et 2011 : leur cause commune réside dans la capacité accordée, dictatorialement ou démocratiquement, à des individus de prendre des décisions en temps de paix engageant l’ensemble de l’humanité, sans même les circonstances atténuantes d’une guerre à gagner. C’est dans le calme, la réflexion, et parfois même dans une atmosphère démocratique que quelques nostalgiques gâteux d’un pouvoir absolu décident pour nous.

Mais il s’agit d’une démocratie de représentation. Ce n’est surtout pas de dictature dont nous avons besoin. C’est cette représentation avec laquelle il faut en finir : ne plus confier nos destinées à des individus élus, qui ne sont pas tenus de respecter leur programme. EELV est un outil politique dans le cadre d’un système de démocratie de représentation. C’est donc forcément un mauvais outil, antidémocratique sur le fond. Le nucléaire pose à l’évidence la question de la représentation de la plus douloureuse des façons : comment se fait-il que nos représentants élus aient décidé de nous placer sous une menace mortelle, nous et nos descendants, pour des centaines de générations ?

Nous tardons à abattre ce pouvoir. Ceux qui s’y maintiennent ont donc beau jeu d’utiliser les sempiternelles mêmes recettes pour s’y maintenir : le mensonge, la propagation de la fable de leur infaillibilité, la croyance béate en la toute-puissance de la science comme autrefois de la religion…

La suite dans un avenir proche.

Les textes d’Élisée Personne sont en copyleft, peuvent être librement repris, adaptés, traduits, saucissonnés, éviscérés, tronqués et disséqués. Il en restera peut-être quelque chose !


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Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

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Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

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Anonyme est une énigme. Ni star, ni personnalité, ni individu, ni expert, ni pseudonyme... Zéro égocentrisme. Zéro culte de la personnalité. Une poussée underground.

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Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

Vous pouvez visiter son site : http://www.pourpres.net/marin/
Ses articles dans le site :
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Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

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Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

Correspondances : QOCP, lotissement n°1, La Roseraie, 26350 Le Grand Serre - Mail : qocp orange.fr

En librairies et en bibliothèques : Chambard dans les Chambarans

Vous pouvez visiter son site : http://chambarans.unblog.fr/
Dikann

Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

Vous pouvez visiter son site : Dikann
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HUKO

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Joignable à cette adresse : groupe.huko autistici.org

Mirko Locatelli

Mirko Locatelli (1980) collabore à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance dans un élan d’inconscience, en 2012. Travailleur social de formation, il s’évertue à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble se passer fort bien de ses services. Son alibi le moins bidon a trois ans, vient de franchir le cap du mètre de hauteur et attirera bientôt sur lui les foudres de l’éducation nationale, obligeant son père à alléguer d’autres excuses.

Vous pouvez visiter son site : Moins !
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Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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