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Accueil > Chaologie > Technopolis > L’édition pour la jeunesse et le numérique : une transition déjà perdue !
L’édition pour la jeunesse et le numérique : une transition déjà perdue !
Par Philippe Godard publié le 2 juillet 2012.

Les livres pour la jeunesse, surtout documentaires, ont pu jouer un certain rôle il y a une quinzaine d’années dans le processus de repolitisation de la jeunesse. Mais depuis, l’arrivée massive de l’internet au tout début des années 2000 a transformé la jeunesse en une masse de digital natives gavés d’écran. Ces internetophages ont remplacé la lecture des livres non pas par la lecture des écrans mais par le réseautage social virtuel et les jeux en ligne. Notons au passage que ce n’est pas le livre qui est menacé mais la lecture. Or, d’un point de vue politique, le réseau social et le jeu en ligne n’ont à peu près aucune vertu ni utilité.

Il y a donc une véritable reconquête, non pas des esprits mais du temps, à organiser. Si nous ne savons pas redonner du contenu politique à une petite partie du temps des jeunes, nous allons continuer à dépolitiser la jeunesse au moment même où ce pays, cette planète, en ont le plus besoin : lorsque de grandes décisions doivent être prises sous peine de voir l’irrépressible montée de la démagogie réactionnaire populiste en arriver à ses fins, ou alors la planète sombrer dans une crise écologique irréversible.

Aujourd’hui, dans l’édition pour la jeunesse, la politique est le principal sujet tabou. On n’en parle pas, ou alors sur un mode flou et « anti » : il est bien vu d’être anti-FN, mais on ne va pas plus loin. Comme si l’on ne pouvait combattre des idées nauséabondes quelles qu’elles soient que par le déni, l’interdiction, la condamnation grandiloquente. Dans les documentaires pour la jeunesse, il n’y a quasiment pas de politique, juste un peu d’éducation civique. Il serait temps que les éditeurs et les responsables culturels en général se mettent à la tâche, plutôt que de courir après les mirages de l’internet et de la numérisation de leurs contenus actuels. À force d’abandonner la jeunesse à ce processus de dépolitisation, le terme est près d’être atteint. Il est, du point de vue de l’édition, évident : les jeunes ne lisent plus que du roman, et encore. Le point d’aboutissement, pour l’édition pour la jeunesse, serait alors la disparition de certaines de ses branches, à commencer par le documentaire ou le roman « politiques ».

D’autant que s’installe désormais la « fracture du temps gaspillé » : l’usage que les jeunes font de l’internet varie beaucoup selon leur classe sociale et leur niveau d’études. Plus ce niveau est élevé (bac général et université), plus ils font un usage positif et enrichissant du net ; rien que de tout à fait évident puisque, pour un tel usage il faut des prérequis, comme dit avec raison l’Éducation nationale, et que lesdits prérequis ne s’acquièrent pas en quelques années de collège ou de lycée professionnel (certains de ces établissement faisant heureusement exception à la règle, et parfois avec brio). À l’inverse, les jeunes dépourvus de cette culture minimale leur permettant de tirer profit de l’internet se retrouvent à gaspiller leur temps en jeu vidéo multijoueur, en pornographie gratuite, en réseau social qui cannibalise la vie réelle.

« D’après les études menées, une fois l’accès aux technologies démocratisé, les enfants des familles les plus pauvres passent considérablement plus de temps que les enfants de familles aisées à regarder la télévision ou utiliser leurs gadgets pour regarder des émissions et des vidéos, pour jouer ou se connecter à des réseaux sociaux. Ce nouveau fossé, celui du “temps gaspillé” dépend plus, selon les chercheurs, de l’aptitude des parents à surveiller et limiter l’usage des technologies par leurs enfants, que de l’accès à ces mêmes technologies », peut-on ainsi lire dans le New York Times du 29 mai 2012, sous la plume de Matt Richtel (1).

Le 19 juin 2012, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a rendu public un rapport sur les pratiques numériques des jeunes. Selon sa porte-parole, les adultes n’ont aucune idée de ce que les jeunes regardent sur les écrans de leur smartphone ou de leur ordinateur (2). Eh bien si, justement ! Cela fait des années que ceux qui interviennent dans les collèges et les lycées savent que les principaux contenus visionnés par les jeunes sont de la pornographie et de la violence, « des contenus ultraviolents », admet ainsi un garçon qui regarde de la pornographie depuis l’âge de huit ans. Par bonheur, nos décideurs culturels se rendent compte, en 2012, d’une réalité que nous dénonçons depuis plusieurs années. Rappelons-nous qu’à la fin des années 1990, un abonnement à internet était encore cher, et surtout il n’était pas illimité. Cela fait donc une douzaine d’années tout au plus que l’internet se trouve à domicile et sans limite de temps.

Encore plus étonnant : les jeunes interrogés par le CSA se prononcent en faveur du contrôle parental… pour une raison qui ne surprendra pas, là non plus, ceux qui côtoient les jeunes : avec le contrôle parental, les parents croient que les jeunes ne regardent pas n’importe quoi ; leurs enfants sont donc plus tranquilles pour regarder ce qu’ils veulent, loin de l’œil inquisitorial des darons ! De même, sur l’ensemble des classes de cinquième d’un collège de province, soit 125 élèves, une seule avait personnalisé ses paramètres de confidentialité sur Facebook. Pour ne pas être importunée par des tiers indésirables ? D’une certaine façon, oui : elle a bloqué ses parents, et mène, sur Facebook, une double vie, avec une page officielle à laquelle ses parents ont accès, et une page « fun » dont ils n’ont bien sûr aucune connaissance…

La reconquête du temps de cerveau disponible conquis par les écrans est encore possible. Pour cela, tous les responsables culturels doivent afficher un ordre de priorités. La jeunesse est forcément le futur, et des valeurs qu’elle porte va dépendre bientôt son propre futur. L’édition pour la jeunesse doit se remettre à la tâche éthique, et ne pas tout miser sur le numérique. Il faut partir de cette constatation désormais incontestée : que l’écran ne remplace pas la lecture ; les jeunes ne lisent pas sur écran. Il importe donc de redonner des livres qui soient des outils, pour, en préparant l’avenir, espérer le reconquérir. Sinon, il nous échappera.

Il ne s’agit pas ici d’alarmisme au sens où il faudrait faire quelque chose, là, tout de suite. C’est tout de suite mais c’est aussi demain et après-demain qu’il faut agir car la situation de la jeunesse, l’éclatement de la société en groupes divers (et pas seulement en communautés religieuses), la désaffection à l’égard de la vraie politique (non politicienne, donc) et l’omniprésence du culte de la célébrité, même médiocre, dans les médias sont contradictoires avec l’exercice de la démocratie réelle et l’application de valeurs républicaines et partagées. Ce n’est pas l’alarme qu’il faut tirer, c’est l’ordre des priorités que nous devons reconsidérer de fond en comble.

Notes :

(1) http://www.nytimes.com/2012/05/30/u...

(2) À France-Inter, journal de 13 heures, le mardi 19 juin 2012.


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Par les véhicules de la peinture, mais aussi de la vidéo installation et du documentaire, Martin Bureau s’affaire depuis une quinzaine d’années à construire un univers critique où la nature est confrontée aux technologies et à l’empreinte de l’homme. Dans une démarche où les notions de géopolitiques sont prépondérantes, il s’intéresse particulièrement à la colonisation et aux chocs des systèmes.

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Philippe Godard

Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Née en 1976, Delphine Maza explore diverses formes d’écriture, littéraires, réflexives et audiovisuelles. Ainsi, elle collabore avec des revues telles que Spectre et la Revue des Ressources. Parallèlement, elle développe l’écriture audiovisuelle, documentaire (réalisation des "Chroniques de la Maison vide" ; "Alain Kremski, à la source du son" ; "La main tendue") ou fictionnelle (plusieurs scénarios en cours).

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Philippe Bourdeau est professeur à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble. Il étudie le rapport à l’Ailleurs des sociétés urbaines à partir de sujets comme les métiers et sports de montagne, les mutations du tourisme ou les dissidences récréatives. Il s’intéresse aussi au blues et au rock comme mythes géographiques. Il est (co)-auteur de "La Montagne, terrain de jeu et d’enjeux" aux éditions du Fournel, de "Sports d’hiver en mutation" aux éditions Hermès-Lavoisier, de "Géographie des sports en France" aux éditions Vuibert, et de" Tourisme : émancipation ou contrôle social ?" aux éditions du Croquant.

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Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

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Elisée Personne est un pseudonyme.

Roland Jaccard

Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

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Anonyme

Anonyme est une énigme. Ni star, ni personnalité, ni individu, ni expert, ni pseudonyme... Zéro égocentrisme. Zéro culte de la personnalité. Une poussée underground.

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Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

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Ses articles dans le site :
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Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

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Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

Correspondances : QOCP, lotissement n°1, La Roseraie, 26350 Le Grand Serre - Mail : qocp orange.fr

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Vous pouvez visiter son site : http://chambarans.unblog.fr/
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Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

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Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

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Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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