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L’INTERCULTURALITÉ sur le GRILL
Guerre, mort ou paix des cultures ?
Par Rodolphe Christin publié le 24 mai 2012.

« Quand s’éteindra le "fondamentalisme occidental", qui domine aujourd’hui la partie la plus puissante et la plus agressive de l’Occident, alors on recommencera à comprendre que les différentes parties de la planète ne peuvent vivre ensemble que s’il est permis à chacune de vivre iuxta propria principia (selon ses propres principes). »

Luciano Canfora, La nature du pouvoir, Les Belles Lettres, 2010.

Mondialisation et homogénéisation culturelle ne seraient pas synonymes. L’universalisme des valeurs mondialisées n’empêcherait pas l’expression des différences, au contraire. Ce raccourci résume l’une des thèses principales de l’anthropologue Jean-Loup Amselle.

Dans deux ouvrages intéressants mais discutables (Branchements, anthropologie de l’universalité des cultures, Flammarion, 2001 & Rétrovolutions. Essais sur les primitivismes contemporains, Stock, 2010), l’auteur, spécialiste de l’Afrique, fait peu de cas des rapports de domination culturelle et d’influence asymétrique. Préoccupé par l’émergence des ethnies-refuges et la fragmentation communautariste des sociétés contemporaines, l’anthropologue renvoie dos à dos l’extrême droite « identitaire » et la gauche post-coloniale. Cette dernière a, selon lui, délaissé la lutte des classes (à vocation universelle et, pour ainsi dire, trans-ethnique), et s’est reconvertie dans la défense des minorités ethniques en déclarant prendre le parti des dominés. Or, cette position, analyse l’anthropologue, campe implicitement sur une posture racialiste et identitaire extrêmement dangereuse, concourant à dresser les identités les unes contre les autres, que celles-ci soient réelles, fantasmées, préjugées… Multiculturalisme militant et racisme entretiennent des symétries idéologiques, prévient J-L Amselle, notamment en France, même s’ils sont incarnés par des acteurs antagonistes.

Face à ce dilemme, prôner le métissage n’arrange rien, poursuit-il, car cette notion suppose l’existence (et renforce la croyance en) de groupes culturels homogènes qu’il s’agirait de faire fusionner. On imagine œuvrer en bien-pensant et l’on récolte le contraire de ce que l’on a cru semer, oubliant que les cultures n’ont jamais été des mondes clos. En la matière, il n’existe donc pas de verrous à faire sauter.

Certes. Cependant force est de constater que les influences interculturelles ne sont pas toujours intégrées de plein gré, sur un mode harmonieux. Mais Amselle est éclairant sur ce point : de fait, cultures et identités sont composites, cela ne date pas d’aujourd’hui.

Alors que faire pour enrayer la poussée différentialiste ?

L’anthropologue se prend à rêver :

« L’idéal serait sans doute de se passer des groupes ethniques, sociaux, dans une sorte d’agnosticisme libre de toute imputation sociale. Une « ugroupie », en quelque sorte… »

Anthropologiquement parlant, cette « ugroupie » est-elle possible sans chuter dans l’individualisme de masse qui vient à la fois tempérer et inspirer (par compensation) le communautarisme ambiant ? On peut en douter. L’anthropologue rêve peut-être d’une internationale prolétarienne (totalitairement ?) unifiée car pleinement réalisée dans un prolétariat planétaire qui aurait réglé toutes ses contradictions. Quoi qu’il en soit, subjugué par son idéal, Jean-Loup Amselle semble subitement oublier l’anthropologie. Il fait l’impasse sur un réflexe largement partagé, qu’il dénie : celui consistant à faire de l’identité, fut-elle fantasmée à partir de signes perceptibles (couleur de peau, patronymes, accent, ancrage affectif, origine géographique, désir de reconnaissance, etc.), une catégorie enracinée dans la pensée ordinaire. Il apparait cependant bien difficile d’écarter cette catégorie. Les anthropologues (Jean-Loup Amselle feint-il de l’ignorer ?) sont bien placés pour savoir que la référence à un groupe d’appartenance est, elle, universelle. En outre, l’ugroupie en question pourrait passer pour l’autre nom de l’atomisation pulvérulente du « lien » social.

Bien entendu, il y a appartenance et appartenance. L’écart est large sur l’échelle identitaire allant de la détente paisible jusqu’à l’affirmation agressive, en passant par la crispation défensive. L’objectif est bel et bien de ne pas livrer les sociétés au dépeçage en communautés ethniques antagonistes, y compris au nom de la lutte contre l’individualisme, la mondialisation et l’hégémonie culturelle de l’hypercapitalisme, ou même au nom d’un multiculturalisme, humaniste d’apparence, défenseur des minorités. Mais l’objectif ne réside pas non plus dans l’oubli des rapports de force et de domination qui font céder les particularités des uns sous l’emprise homogénéisante des autres.

Plus précisément, l’anthropologue en veut à cette gauche qu’il désigne de « primitiviste » parce qu’elle critique les conventions de l’idéologie du Progrès et bat en brèche les vertus supposées de l’universalisme. Pis encore, poursuit Amselle, en réhabilitant les « peuples premiers », et même en dénonçant leur ethnocide, elle alimente une forme d’ethnicisme de mauvais aloi teinté de spiritualisme new age, tendance bobo.

Si, effectivement, il ne faut pas oublier que ces fameux « peuples premiers » sont nos contemporains, l’argumentaire d’Amselle faiblit lorsqu’il néglige les phénomènes de domination et témoigne d’une méconnaissance globale de cette gauche dans laquelle il mélange décroissants, spiritualistes techniciens du développement personnel, bobos à roulettes et petits bourgeois épris de "simplicité" et de "sobriété". Sans parler de celle pour qui l’exotisme est une forme de snobisme. Le terme de peuple premier, malgré sa connotation primitiviste, a au moins le mérite d’indiquer aux colonisateurs amnésiques qu’ils n’ont pas été les premiers à occuper le territoire, même s’ils en ont acquis une domination sans partage qui relègue ses premiers occupants à la périphérie de la culture et de l’histoire contemporaines.

Il n’empêche : Amselle émet un signal qu’il faut entendre car il révèle un risque de confusion idéologique et politique.

La référence à la relocalisation et à la solidarité de proximité, au bien commun et à l’habitat « communautaire », au mode de vie rural « sain et terrien », à la communauté villageoise cultivant volontiers la nostalgie du chasseur-cueilleur, doit appréhender frontalement cette gageure. Cette vigilance s’impose notamment aux décroissants et écologistes de gauche qui pourraient faire le jeu d’une droite extrême sans même s’en apercevoir.

Pour faire face à l’extrême droite, en l’occurrence, il s’avère indispensable de revenir au principe de convivialité — ouvert à l’interculturalité — si cher à Ivan Illich. Ce principe du vivre-ensemble dans le dialogue, le respect et l’horizontalité, garant d’une forme d’autonomie des échanges et des actes, n’a toutefois rien à voir (est-il utile de le préciser ?) avec l’institutionnalisation de la « fête » et du divertissement d’Etat dont Jack Lang s’est en son temps fait le promoteur…

L’essentiel est de ne pas ouvrir la voie au racisme ordinaire, au culte de l’origine et de l’appartenance étriquée à une généalogie de terroir. Y compris quand on se pare de bonnes pensées quant au « droit à la différence ».

Un exemple suffira pour cerner concrètement les enjeux politiques de ces analyses. Malgré d’évidentes divergences qu’il n’est pas question de sous-estimer, ce n’est pas un hasard si l’extrême droite, et plus précisément l’extrême droite « identitaire » du Projet Apache, en avant-poste, a déclaré applaudir le concept de « démondialisation » défendu par le socialiste Arnaud Montebourg, appelant même à voter pour lui aux primaires socialistes d’octobre 2011. Bien entendu, personne n’est dupe : il n’a jamais été question pour cette extrême droite radicale et guerrière de lui apporter un véritable soutien. L’intention était plutôt de saper tactiquement les bases du candidat socialiste en revendiquant le caractère localiste du concept. Néanmoins, ce signal suggère qu’en ces temps de chaos toutes les récupérations sont possibles, ainsi que les translations idéologiques les plus surprenantes. En la matière, aucun thème ne se tient à l’abri des instrumentalisations les plus scabreuses ; l’angélisme ne va pas sans danger.

Si l’ethnicisme est un écueil flagrant, lui opposer systématiquement l’universalisme de valeurs « bonnes pour tous et pour la planète » (qu’il serait donc logiquement souhaitable d’exporter partout) au prétexte d’assurer la paix entre les peuples, voire la survie de tout le monde, n’en apparaît pas moins comme un projet lui aussi totalitaire — même lorsqu’il apparaît sous le couvert de la marche de l’histoire, des bienfaits de la démocratie et du développement (durable) universels. Pensons à ces guerres de conquête menées au nom de la vertu démocratique et des droits de l’homme, retournements hypocrites qui voient le partenaire d’hier subitement devenir l’ennemi public n°1. Kadhafi n’a pas été le premier à faire les frais de ce genre de coup dur. L’histoire nous rappelle les dessous géopolitiques peu reluisants de ces élans à la mine généreuse, droit d’ingérence inclus. Stratégie d’influence et mains propres ne sont pas synonymes. En outre, « une valeur n’existe comme telle que dans un contexte culturel donné » (Serge Latouche). Par conséquent, prétendre a priori universelle une valeur est soit le préalable à un travail de prosélytisme plus ou moins armé, soit le constat a posteriori d’une domination avérée.

Il en va de même avec ce rêve de gouvernement mondial qui hante Jacques Attali, qui risquerait bien, dans les circonstances actuelles, de se manifester comme l’étape ultime du fondamentalisme occidental. Son avènement suppose la mise en place d’une bureaucratie planétaire, avatar réactualisé de l’homogénéisation totale de la planète sous la houlette des technocrates mondialisés. La réalité abritée derrière le « rêve » ou l’ « utopie » n’est en rien alternative, elle pousse au contraire à son comble les logiques de domination techno-économiques.

C’est un équilibre du rapport des forces culturelles en présence qui doit être trouvé et sans cesse travaillé, de manière dialogique et concrète. Rien ne va de soi, tout est délicat. Cela relève déjà du registre d’une diplomatie de proximité. Cet équilibre dynamique ne peut être entrepris que quartier par quartier, ville par ville, région par région, campagne par campagne, pays par pays, contre les tentations de l’hégémonie, du coup de force et de l’ostracisme qui jamais ne doivent être sous-estimées. Il n’y a pas de défaitisme possible. Vivre ensemble relève de l’apprentissage et l’oubli, toujours, menace ; l’exemple (ex) yougoslave en est un rappel proche et récent. L’état de mondialisation dans lequel nous sommes ne rend ces enjeux que plus cruciaux. Le dialogue et, sans doute, le compromis sont inévitables.

Etre humain sur la terre consiste à suivre un chemin infini fait de ratages, d’apprentissages et de perfectionnements. Celui-ci nous mènera peut-être un jour, si l’on croit certains stratèges de science-fiction, à vivre dans les étoiles. Représentent-elles cette fabuleuse échappatoire où nous pourrons oublier nos erreurs et expier notre fondamentale bêtise, enfermés dans une proximité orbitale ? Le journal Libération rapportait le 9 janvier 2012 la profession de foi de l’astrophysicien Stephen Hawking : « Nous devons continuer à aller dans l’espace pour l’avenir de l"humanité. Je ne pense pas que nous pourrons vivre encore 1000 ans sans sortir des limites de notre fragile planète. » Vivre dans l’espace avec qui ? Comment ? Le piège de ce phantasme technophile est de supposer que l’humanité réussira là-haut ce qu’elle a échoué ici-bas.

Brikena
8 juin 2012

La mondialisation ou le « planétarisation », comme j’aime à l’appeler, est un concept à la mode imposé par les développements récents. Il fait partie de l’esprit du temps. Plus précisément avec la mondialisation, nous avons la « société-monde », caractérisée non seulement par un véritable phénomène de la mondialisation économique et financière, mais généralement par un réseau complexe d’interdépendances qui influent sur les systèmes de communication, systèmes d’éducation, culturels, linguistiques, etc. tout cela dans un horizon postindustriel, où la principale ressource n’est plus la force du travail, mais la matière grise et les Technologies de Communication avancées. D’une certaine façon la mondialisation est synonyme de transnationalisation comme un processus d’interdépendance (souvent axe métrique comme dans le cas entre Nord et sud) et de l’intégration multinationale dynamique, que comme cite Anthony Giddens dans son The Consequences of modernity « peuvent entrer et se développer dans des contextes nationaux, en les transformant de l’intérieur ».

Historiquement, nous avons eu plusieurs vagues de la mondialisation : celle politique-militaire des grands empires de l’Antiquité ; du commerce économique à la suite des découvertes géographiques ; de la technique industrielle (révolution industrielle) ; et enfin l’expansion médiale-planétaire (la révolution des technologies de l’information et de la télématique). Cette dernière est le moteur de la mondialisation actuelle, bien que l’aspect économique soit prépondérant.

Le processus de la mondialisation semble irréversible et universel : même les tribus perdues de Khoisan (Bushmen du désert du Kalahari en Afrique du australe), où le ciel est traversé par un avion moderne, vivent la contradiction d’une planétarisation dans un destin commun du « village global ». Et nous ne devons pas penser à quelque trucs et astuces internationales pour comprendre ce processus imparable ; il suffit de considérer ou regarder certaines musiques des jeunes, musique transnationale (on peut penser au genres afro-world, à l’etnomusic) ou de quelque mode/fashion (penser au métissage afro-maghrébins des quartiers des grands ville Rome, Paris, Barcelone…ecc) ; ou bien la spiritualité New Age.

Mais la mondialisation actuelle introduit des autres problèmes. Il semble de plus en plus comme la fin de chaque certitude de mondes clos ; comme la fin de chaque insularité autarcique, submergé par les flux important des hommes et des capitaux sans-abri, des processus irréversibles de dérégulation de l’échange mondial, par le déclin des mêmes Capitalismes nationales. Vice versa, il est l’avènement du cosmopolitisme ambigue, plein de localisme et des rèveils ethnique. Et dans cette condition, excède le seuil de la régionale et de trop idiomatiques, tout peut devenir objet sans origine spécifique, c’est-à-dire d’artefact de l’économie – monde pour la société-monde.

Tout cela implique pour un professeur / médiateur linguistique et culturelle comme moi un double défi ; le premièr d’une alphabétisation : étre capable de lire/déchiffrer le livre du monde globalisé ; la seconde est celle de savoir vivre la mondialisation actuelle dans sa « sagesse et incertitude », dans son fin de chaque centre, en offrant à chacun la possibilité d’être protagoniste. En d’autres termes, il faut passer par la mondialisation (comme un fait objectif, réel) à l’éducation planétaire. Où la ligne d’arrivée est un sujet capable de la coopération dans les différences et de la prise en charge d’un destin commun.


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Luc Renaud est originaire de Hull au Québec. Diplômé en géographie de l’Université de Sherbrooke, il a depuis effectué plusieurs séjours à l’étranger alliant expériences culturelles et travail social de terrain avec des communautés locales en Afrique et en Amérique latine. Vidéaste depuis cinq ans, il traite, à travers le documentaire et la vidéo d’art, des questions touchant les notions de territoire et de colonialisme. Son dernier documentaire, co-réalisé avec Martin Bureau, a été diffusé dans différents pays et a reçu plusieurs mentions, dont une nomination comme “Meilleur documentaire de l’année” au Québec. Il travaille présentement sur un nouveau film et enseigne également la géographie au niveau pré-universitaire.

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Par les véhicules de la peinture, mais aussi de la vidéo installation et du documentaire, Martin Bureau s’affaire depuis une quinzaine d’années à construire un univers critique où la nature est confrontée aux technologies et à l’empreinte de l’homme. Dans une démarche où les notions de géopolitiques sont prépondérantes, il s’intéresse particulièrement à la colonisation et aux chocs des systèmes.

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Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

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Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

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Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

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Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

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Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

Correspondances : QOCP, lotissement n°1, La Roseraie, 26350 Le Grand Serre - Mail : qocp orange.fr

En librairies et en bibliothèques : Chambard dans les Chambarans

Vous pouvez visiter son site : http://chambarans.unblog.fr/
Dikann

Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

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HUKO

Groupe Huxley-Ubu-Kafka-Orwell

Joignable à cette adresse : groupe.huko autistici.org

Mirko Locatelli

Mirko Locatelli (1980) collabore à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance dans un élan d’inconscience, en 2012. Travailleur social de formation, il s’évertue à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble se passer fort bien de ses services. Son alibi le moins bidon a trois ans, vient de franchir le cap du mètre de hauteur et attirera bientôt sur lui les foudres de l’éducation nationale, obligeant son père à alléguer d’autres excuses.

Vous pouvez visiter son site : Moins !
Christophe Huret

Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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