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QUÉBEC INDIEN
Expression d’une résistance amérindienne dans le Nord du Québec
Par Luc Renaud, Martin Bureau, Rodolphe Christin publié le 8 décembre 2011.

Rodolphe Christin : Votre documentaire, Une tente sur Mars, est un document à la fois sensible et intelligent. Il se situe à la croisée des chemins entre l’analyse politique et l’expression poétique d’une vision d’un monde qui cède et qui résiste à la fois. Les successions de plans fixes élaborent une ambiance “martienne” très réussie. Je ne sais pas comment vous avez repéré le personnage principal, « Tite », mais c’est une trouvaille, avec son regard singulier, sa réflexion, sa nostalgie, sa présence.

Une chose m’a cependant troublé : vos commentaires, ainsi que le recours aux images d’archives, donnent au propos sur le territoire amérindien un côté revendicatif ; j’ai pourtant l’impression que la majorité des gens de Schefferville, du moins ceux qui s’expriment dans votre documentaire, ont lâché le morceau et n’y croient plus beaucoup. Sauf peut-être Tite, le personnage principal, et encore, je n’en suis pas vraiment convaincu... Il est très nostalgique. Il semble aussi très seul.

Le diagnostic d’ensemble n’est pas très réjouissant mais il faut bien regarder la réalité en face. Ce documentaire nous y aide et c’est sa vertu cardinale.

Luc Renaud  : Tite était mon voisin à l’école...en fait, il vivait dans un appartement avec sa famille dans un couloir près de ma classe. Nous avons fraternisé et il est, de fil en aiguille, devenu le personnage principal du film. Je te dirai que les gens de Schefferville sont très attachés au territoire...du moins les plus vieux. Le paradoxe est que ce sont les plus jeunes qui sont le plus politisés (à part Tite et quelques autres), qui revendiquent le plus fort, mais qu’en même temps, ils ne fréquentent que très peu le territoire. Les plus âgés y sont attachés pour des raisons traditionnelles (chasse et pêche) tandis que les plus jeunes y voient le fort potentiel économique.

Rodolphe Christin : Cette vision économique du territoire rapproche-t-elle les plus jeunes générations innues des entrepreneurs allochtones ? Pourrait-elle favoriser un compromis (mais sur quelles bases ?) pour l’exploitation du territoire ?

Luc Renaud  : Ce sont des questions difficiles à répondre car il y a encore beaucoup d’obstacles législatifs limitant l’esprit d’entrepreneuriat des Innus et les possibles partenariats avec les allochtones. L’obstacle majeur est le statut d’Indiens défini par la Loi sur les Indiens – datant de 1876 – auquel l’ensemble des Premières Nations est soumis et qui limite l’accès au crédit nécessaire pour lancer une entreprise. Par exemple, à l’intérieur de la réserve, le territoire est limité à un droit d’occupation. En d’autres mots, le terrain sur lequel un autochtone vit et la maison qu’il habite ne lui appartiennent pas, ils sont la propriété de la Couronne. Conséquemment, ils ne peuvent faire l’objet d’une hypothèque, ce qui limite l’accès au crédit car les banques n’ont aucune garantie sur l’émission d’un prêt. Donc, quels que soient son revenu et sa solvabilité, un Autochtone ne pourra emprunter pour lancer ou participer à une entreprise. Bien sûr il existe des moyens de contourner la loi, mais ce sont des procédures complexes pouvant décourager même les plus motivés. Difficile alors d’imaginer un compromis si les premiers concernés ne disposent pas des mêmes droits que leur vis-à-vis.

Martin Bureau : Concernant le sentiment d’abdication des gens de Schefferville, il est utile de préciser que l’oppression dont ils font l’objet depuis toujours les a constitués en victimes. La dégradation du tissu social, presque généralisée chez les autochtones, a également miné leurs compétences et expertises. Aujourd’hui, avec le fameux Plan Nord mis en place par le gouvernement actuel et visant une nouvelle vague de développement, la même rhétorique industrielle que dans les années 50-60-70 domine, dans le déni des peuples autochtones face au territoire. Il est utile de rappeler que la Convention de la Baie James et du Nord québécois (1975) procédait d’une entente territoriale avec les Inuits et les Cris (en gros, de l’argent contre le droit d’exploitation du territoire), mais pas les Innus dont le territoire revendiqué, le Nitassinan, croise pourtant les ententes conclues avec les autres Nations. En 1978, les Naskapis ont ainsi rejoints la convention, allant même jusqu’à céder les droits territoriaux de leurs voisins, les Innus ! D’ailleurs, lisez la lettre plus bas (Cf. Annexe), publiée dans Le Devoir du 11 octobre 2011, ce véritable cri de désespoir venant de Ghislain Picard, Chef de l’assemblée des Premières Nations, que nous citons en ouverture de notre film. Cette lettre aurait pu être écrite en 1975. C’est ce qui personnellement m’irrite : la perte de mémoire historique et le non-respect des engagements passés. En témoigne La Paix des Braves, cette entente au titre pompeux signée par le gouvernement du Québec en 2002 : elle visait essentiellement à réparer les promesses non-tenues par le gouvernement de l’époque lors de la Convention de la Baie James et du Nord québécois ! Et que voit-on en 2011 ? Les Innus revendiquer le droit au territoire, jamais cédé, alors qu’Hydro-Québec construit un barrage sur la rivière Romaine et les Cris réclamer leur part du gâteau dans les ententes conclues entre le gouvernement et les minières ! Aujourd’hui, pas une journée ne passe sans que les médias ne rapportent de nouveaux irritants du Plan Nord. Toutes les nations autochtones souhaitent que les ententes territoriales, en fin de compte, ne soient plus qu’une signature sur un papier. Ce matin, par contre, de nouveau dans Le Devoir, on voit poindre une avancée positive alors que les Cris négocient leur part dans la construction de la route envers les Mont Otish, sur 250 kms, où la minière Stornaway Diamond exploitera un gisement. Cette route croise plusieurs territoires de trappe et les Cris se sont mobilisés afin de prendre part au chantier. Ainsi, ils pourraient obtenir le contrat de construction de la route sous parrainage de sociétés tenues par des Blancs. Car comme je le disais d’entrée de jeu, la dégradation du tissu social autochtone a également fragilisé les possibilités d’initiatives industrielles autochtones. Espérons donc que cet exemple constituera le début d’une longue suite positive de l’émancipation entrepreneuriale autochtone. Et que le gouvernement du Québec cessera de négocier au cas par cas et surtout, qu’il osera affronter les problèmes qu’il a créés face aux Innus.

Rodolphe Christin : En bon Français (je me souviens d’un Québécois m’affirmant que ce souci des Amérindiens était, selon ses mots, typiquement français, même si vous deux prouvez le contraire), les peuples amérindiens m’intéressent beaucoup même si avec le temps mes motivations changent à leur endroit. Il est clair qu’il existe une forme d’idéalisation dans ce que nous appelons le « rapport au territoire », comportant un mélange d’écologie et de mythe du bon sauvage. Ceci dit, cela ne doit pas masquer les enjeux actuels, et bien réels, liés notamment à l’exploitation des ressources. Lorsque j’évoquais cette sensation de solitude et d’isolement, je la retrouve encore en lisant cet article. Il y a un effet “dernier des mohicans” pris sous le rouleau compresseur de l’histoire et du “développement”. Y-a-t-il au Canada un mouvement d’opinion sur ces questions, voire même un mouvement de masse qui pourrait réunir intellectuels, associations de premières nations et mouvements “altermondialistes”… ou s’agit-il d’un refus exclusivement autochtone ? Vous me direz que le fait que vous ayez reçu un prix pour votre documentaire est révélateur d’une conscience du problème, à laquelle vous contribuez d’ailleurs. Mais en termes politiques ?

Martin Bureau : Vous savez peut-être qu’un des grands documentaristes du Québec sur la question autochtone est Français : Arthur Lamothe. Celui-ci, de par sa position devenue « extérieure » sur le fil du temps (l’Européen versus le Québécois), a su rapidement gagner la confiance des Innus. Et livrer leur authenticité. Ce que nous, en tant que Québécois de souche, avons eu du mal à faire. Merci à Tite pour la confiance, par ailleurs gagnée par Luc en sa qualité d’enseignant à Schefferville. Cette expérience lui a donné la légitimité face aux Innus. Lors de nos séjours dans le nord, en tant que cinéastes de connivence avec la revendication territoriale des autochtones, quoique nous disions, nous portions la position du colonisateur. Nous étions donc un vecteur de méfiance. Comme, j’imagine, tout peuple colonisateur face à la colonie. Malgré le fait que nous étions empathiques et d’accord sur la base de leurs revendications territoriales, nous suscitions le doute. Mais nous les comprenions. Comment faire confiance à quelqu’un qui te ment avec un sourire depuis 400 ans ? Tite nous parlait comme si nous étions Jacques Cartier... Ce qui donna au film une couleur intéressante.

Je suis d’accord avec vous sur la lettre de M. Picard, et le lien avec les Mohicans. C’est ce qu’il y a de plus difficile à digérer lorsque l’on s’intéresse de manière historique à la question. Rien ne bouge et les mauvais paradigmes industriels et politiques que l’on croyait dépassés refont surface dans le même opportunisme et la même arrogance qu’en 1950.

Il existe au Canada plusieurs mouvements d’opinions qui sont conscients de la question autochtone. Mais il manque peut-être une entité nationale qui chapeauterait tous ces mouvements. N’oublions pas toutes les divisions inimaginables entre les nations autochtones, qui sont 11 au Québec seulement, et comment ces divisions sont alimentées de manière classique par le potentat étatique, notamment en jouant le jeu des négociations à la pièce, au lieu de procéder à des ententes globales. Il ne s’agit pas d’un refus exclusivement autochtone, quoique le soutien ne se trouve pas du côté de la population en général (manipulée par la politique et l’industrie), mais plutôt du côté de la gauche intellectuelle.

Comment faire face à de tels paradoxes : en 2008, le Canada signe tardivement et sous pression internationale la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones (que vous avez vu dans notre film), lesquels droits parlent essentiellement de droits face au TERRITOIRE. En 2011, un gouvernement provincial canadien (Québec) réitère une politique industrielle digne des années 50, obligeant les mouvements contestataires à se réunir afin de faire appel au juridique. Or, les réunions et la cohésion de la parole sont difficiles avec les divisions internes, les blessures du passé. Le juridique demandant des moyens, le champ est donc libre. Les vautours rôdent consciemment.

Le problème est grave, la plaie est profonde et les changements politiques, trop lents à survenir.

Il est vrai que du point de vue de la France, il est confortable d’idéaliser le rapport au territoire des autochtones. Mais la question est plus complexe, comme on le voit, que le bon sauvage qui ne désire que conserver la pureté de sa terre. Les autochtones, excédés de la spoliation, veulent participer au développement du Nord et profiter de la richesse de la terre. Et on s’entend, la richesse c’est le bois, les mines, les barrages, le récréo-tourisme.

Comment s’opérera l’évolution des mœurs du colonisé face au colonisateur (et vice-versa) sur la question territoriale autochtone ?

En bon Français, comme vous dites, avec l’histoire coloniale que vous portez, vous avez sûrement une très bonne idée sur la question ?

Rodolphe Christin : Disons (brièvement car il est l’heure d’apporter une conclusion provisoire à nos propos) qu’on peut imaginer chez le dominé une oscillation, contrastée et paradoxale, entre imitation du dominant et revendication identitaire…Nous avons ici, bien entendu, le sujet d’une réflexion à développer et même le thème d’un prochain documentaire…

Annexe :

Lettres - Plan Nord : l’ours est encore vivant !

[Paru dans Le Devoir, par Ghislain Picard - Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Wendake, le 11 octobre 2011, Québec.]

« Il est tout à fait scandaleux et totalement insultant de voir les premiers ministres Fillon et Charest se déguiser en nouveaux « découvreurs » de ces prétendus territoires vierges du nord du 49e parallèle du Québec, faisant la promotion de cette nouvelle fièvre klondikienne du XXIe siècle. XXIe siècle ou XVIIe siècle ? Les Indiens ? Quels Indiens ? On croit rêver !

Nous, comme Premières Nations de ces territoires qu’on présente au monde comme étant des territoires vierges et offrant au premier venu des ressources à perte de vue, devons encore une fois rappeler au gouvernement du Québec qu’il a des obligations envers nos peuples qui n’ont rien à voir avec les devoirs du gouvernement provincial envers ses municipalités.

Combien de fois faudra-t-il le rappeler, en vertu de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones que le Canada a endossée et qui s’applique au Québec indépendamment du cadre constitutionnel : le Québec doit consulter et accommoder nos peuples sur des bases qui ne sont pas celles applicables aux municipalités. Les municipalités sont des créatures du gouvernement du Québec, pas les Premières Nations. Et cela, Jean Charest le sait très bien. Autrement dit, on ne consulte pas les Innus d’Ékuanishit selon les mêmes règles que l’on utiliserait pour consulter Havre-Saint-Pierre. Pourquoi ? Tout simplement parce que celle-ci ne peut pas prétendre aux mêmes droits que les Innus. C’est de cette réalité que le premier ministre ne parle pas lorsqu’il parle du Plan Nord au Québec, et encore moins en Europe.

Il y a des questions fondamentales qui doivent être posées au gouvernement du Québec et il revient au premier ministre d’y répondre. Ses pirouettes politiques autour des nombreuses controverses entourant le milieu de la construction jointes à l’inaptitude de son gouvernement à prendre la seule décision évidente à prendre, soit celle de tenir une commission d’enquête publique, soulèvent des doutes sérieux quant à sa sincérité sur les questions qui touchent nos communautés dans le contexte du Plan Nord.

« Les Indiens » sont-ils vraiment tous d’accord pour laisser leurs ressources au premier venu ? À sa place, je vérifierais avant de vendre la peau d’un ours qui est toujours bien vivant. »

Ghislain Picard - Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Wendake, le 11 octobre 2011.


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J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

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De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

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Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

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Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

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Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

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Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

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Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

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Mirko Locatelli (1980) collabore à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance dans un élan d’inconscience, en 2012. Travailleur social de formation, il s’évertue à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble se passer fort bien de ses services. Son alibi le moins bidon a trois ans, vient de franchir le cap du mètre de hauteur et attirera bientôt sur lui les foudres de l’éducation nationale, obligeant son père à alléguer d’autres excuses.

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Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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