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Center Parcs : L’enfer au paradis ?
Entretien avec Henri Mora, paru dans Les Z’Indignés n°20, décembre 2014.
Par Henri Mora publié le 16 février 2015.

Rodolphe Christin : Henri Mora, vous êtes un opposant de la première heure au projet de Center Parcs qui vise la forêt des Chambarans, en Isère sur la commune de Roybon. Vous êtes également l’auteur de Chambard dans les Chambarans paru en 2011 aux éditions grenobloises Le Monde à l’Envers. En guise de préambule, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ce projet ne serait pas, selon vous, une idée géniale ?

Henri Mora : Selon le point de vue que l’on défend, l’idée est géniale ou désastreuse. La ligne de front sépare l’opinion entre ceux qui perçoivent le projet tel qu’il est vanté par les plaquettes publicitaires du groupe Pierre & Vacances, fondé sur une analyse à court terme, essentiellement économiciste ; et ceux qui espèrent sortir de cette puissance productive socialement et techniquement séparée des individus qui affecte tous les aspects de la vie humaine et environnementaux.

Un Center Parcs est une ville de vacances privée et fermée par un grillage. Celui des Chambarans occuperait 200 ha. À l’intérieur se trouverait une bulle à 29°C dans laquelle il y aurait une végétation tropicale autour d’une piscine à remous, elle aussi chauffée à 29°C, avec en plus une « Rivière sauvage ». Voilà ce que vend la société Pierre & Vacances dans ses Center Parcs pour profiter d’un tourisme étalé sur l’année.

Mais la construction d’un Center Parcs est d’abord une opération immobilière. Le terrain (non constructible au départ et viabilisé ensuite par des financements publics) a été vendu par la commune de Roybon à 0,30 €/m2. Il faut savoir que le terrain constructible dans la région dépasse parfois 80,00 €/m2. La société Pierre & Vacances propose ensuite la vente des bungalows sur plan à des investisseurs, à des prix exorbitants (entre 235 000 et 372 000 €). Pierre & Vacances fait jouer la concurrence entre les différents départements pour choisir son emplacement : celui qui met la plus grande somme sur la table peut « bénéficier de la construction d’un Center Parcs ». Pour remporter le challenge face à la Drôme et au Jura, Monsieur Vallini, alors président du Conseil général de l’Isère, a concédé une aide de 15 000 000 d’euros.

Gérard Brémond, son PDG, a réussi à obtenir de ses relations au Parlement des décrets qui lui sont favorables, décrets baptisés dans les couloirs de l’assemblée « les amendements Brémond ». Ainsi, les investisseurs avaient pu bénéficier de la loi Demessine jusqu’en janvier 2011 et peuvent aujourd’hui encore bénéficier de la loi Censi-Bouvard qui devait être abandonnée fin 2012 et que Jérôme Cahuzac, alors ministre de l’Économie et des finances, a prolongé de quatre ans, sur les conseils de Gérard Brémond. Outre ces aides de l’État via les niches fiscales, et celles du département, le projet compte aussi sur le soutien de la Région à hauteur de 7 000 000 d’euros, et sur celui de la communauté de communes à hauteur de 8 000 000 d’euros.

Le chantier ferait travailler 700 personnes (1) et, une fois ouvert aux touristes, le Center Parcs emploierait 700 autres (470 emplois équivalents temps plein dans des conditions plutôt difficiles, vu les grèves successives que la société a dû essuyer jusque-là). Parmi ces emplois, 334 seraient affectés au nettoyage, mais seulement 9 h par semaine : 4h30 les lundis et 4h30 les vendredis, c’est-à-dire les jours où les cottages sont libérés et où les 8000 touristes se croisent dans Roybon.

Le Center Parcs rapporterait localement 12 000 000 d’euros de fournitures et de services. Les entreprises de BTP tireraient des profits et les commerçants environnants augmenteraient leur chiffre d’affaire.

Nous devons contester cette manière comptable d’aborder les problèmes sociaux. Nous devons dénoncer le fait qu’on essaie de nous faire croire que nous partageons avec les promoteurs du projet un seul et même intérêt : nous devons combattre l’idée selon laquelle nous avons le travail et la marchandise comme intérêt commun et le capitalisme comme unique cause à défendre.

RC : La contestation a emprunté, notamment grâce à l’action de l’association « Pour des Chambarans sans Center Parcs », une voie essentiellement juridique qui a connu un tournant le dimanche 30 novembre 2014 : une Zone à Défendre (ZAD) a été implantée dans une maison forestière proche du chantier. Pour quelles raisons ?

HM : Les autorités ont préféré soutenir le monde économique plutôt que d’entendre la commission d’enquête publique concernant la loi sur l’eau, qui avait émis un avis défavorable. Pierre & Vacances se serait engagé à prendre en compte les 12 points contestés. Un de ses représentants a bien voulu répondre sur les points techniques que la société allait prendre en compte. Cependant rien n’a été dit ou publié sur le problème essentiel soulevé par la commission d’enquête publique : la destruction et la parcellisation de la zone humide dans le bois des Avenières et l’aberration de ses compensations.

Beaucoup d’opposants se sont sentis trahis par les autorités et leur manière de faire passer le projet : le préfet de l’Isère a demandé ensuite conseil au Coderst composée de 6 représentants des services de l’État, 2 du Conseil général de l’Isère et 2 de la CCI sur un total de 19, satisfaisant ainsi le monde économique local qui s’était exprimé pour le maintien du projet, quelques jours à peine après la publication du rapport de la commission d’enquête et de ses conclusions.

Les travaux ayant commencé, les premières actions contre le début du chantier ont suivi, puis l’occupation de la maison forestière abandonnée de la Marquise.

RC : dans ce genre de conflit le risque n’est-il pas de voir apparaitre une rupture entre « pacifistes » et « radicaux » ?

HM : Dans un conflit comme celui-ci, une des stratégies des pouvoirs publics est de diviser l’opposition et de faire apparaitre une partie des opposants comme étant infréquentables. Il nous appartient de ne pas tomber dans ce travers que certains médias et les défenseurs du projet alimentent. Sans jamais faire l’éloge d’une quelconque violence, il parait toutefois nécessaire de préciser certaines choses : il y a tout d’abord eu une provocation à donner l’autorisation de commencer le chantier alors que l’enquête publique avait donné un avis défavorable. Par ailleurs des propos haineux sont tenus par les défenseurs du projet contre les opposants. Durant la manifestation des Pro-Center Parcs on a pu lire sur une des pancartes : « Zadistes, les Chambarans c’est pas ton pays ». Beaucoup d’élus reprennent ces propos à leur compte et même les suscitent : n’a-t-on pas entendu Alain Cottalorda, président du Conseil général, dénoncer avant même le début des travaux, les « extérieurs qui décident pour un territoire qu’ils n’habitent pas » ? Qu’on ne s’étonne pas ensuite de voir les élus PS manifester avec ceux du Front National… Ce monsieur n’a pas seulement fustigé les indésirables étrangers : dans un discours provocateur, il dénonce aujourd’hui à la tribune devant des centaines d’élus favorables au projet, les actes de sabotage visant à arrêter le chantier comme étant du terrorisme. Les socialistes vont-ils nous refaire le coup de Tarnac ? Les mots ont leur importance et cet amalgame n’est pas innocent… Devant toutes ces provocations et ces violences verbales, il n’y a eu pour l’instant aucun dérapage. Seuls les agents de sécurité ont fait usage de la force, en frappant violemment à coups de matraque des opposants cherchant à arrêter un chantier qui n’aurait jamais dû commencer.

Ce conflit, au-delà du projet du Center Parcs, oppose deux manières d’aborder la situation actuelle. La première cherche irrémédiablement à continuer dans la voie désastreuse de l’économisme marchand qui broie la vie et les conditions sociales, crée du chômage et détruit l’environnement. La seconde espère pouvoir sortir de cette obsession du développement à tout prix et élaborer de nouveaux rapports humains et sociaux. Les ZAD sont des « territoires » que l’on cherche à protéger de la destruction, elles sont souvent des endroits où s’expérimente un autre futur.

(1) On parle souvent aujourd’hui de 1500 emplois durant les deux années de chantier. Mais lorsque le projet a été présenté en 2008, on parlait de 700 emplois sur le chantier. En septembre 2009 André Vallini alors président du Conseil général de l’Isère confirmait que le projet devait générer « 750 emplois pour sa construction » (cf. le Dauphiné Libéré, l’édition 38H du 19/09/2009). Comment sommes-nous passés de 700 ou même 750 à 1500 emplois pour la construction du Center Parcs ? Cela restera pour nous un mystère ! http://chambarans.unblog.fr/2009/09...


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Luc Renaud est originaire de Hull au Québec. Diplômé en géographie de l’Université de Sherbrooke, il a depuis effectué plusieurs séjours à l’étranger alliant expériences culturelles et travail social de terrain avec des communautés locales en Afrique et en Amérique latine. Vidéaste depuis cinq ans, il traite, à travers le documentaire et la vidéo d’art, des questions touchant les notions de territoire et de colonialisme. Son dernier documentaire, co-réalisé avec Martin Bureau, a été diffusé dans différents pays et a reçu plusieurs mentions, dont une nomination comme “Meilleur documentaire de l’année” au Québec. Il travaille présentement sur un nouveau film et enseigne également la géographie au niveau pré-universitaire.

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Par les véhicules de la peinture, mais aussi de la vidéo installation et du documentaire, Martin Bureau s’affaire depuis une quinzaine d’années à construire un univers critique où la nature est confrontée aux technologies et à l’empreinte de l’homme. Dans une démarche où les notions de géopolitiques sont prépondérantes, il s’intéresse particulièrement à la colonisation et aux chocs des systèmes.

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H.D. Alianel est le porte-voix d’un courant d’anticipation sociale encore inconnu. Celui-ci rassemble technophobes pratiquants et technophiles dissidents autour d’une critique de la société post-industrielle.

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Cinquante-trois ans ; deux enfants. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique latine et en Inde. J’ai étudié des langues dites « orientales » (haoussa, amharique, bengali, hindi, chinois, quechua).

Créateur et directeur de plusieurs collections de documentaires pour la jeunesse : chez Autrement, « Junior Histoire », dont les premiers titres sont parus en 2001, et que j’ai dirigé durant vingt-six volumes, jusqu’en 2008. Puis « Les Insoumis », chez un petit éditeur strasbourgeois (3 titres), « Enfants d’ailleurs » chez La Martinière (26 titres parus depuis 2005, dont une partie traduits et publiés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne). J’ai repris la collection « J’accuse ! » chez Syros Jeunesse, où j’ai aussi créé, sur ce modèle, la collection « Femmes ! », puis « Documents Syros » (9 titres parus), et « Au crible ! » (2 titres).

J’ai publié plusieurs essais politiques, dont un sur le cinquième centenaire du voyage de Colomb en Amérique, ainsi que Contre le travail des enfants (Desmaret, Strasbourg, 2001), Au travail les enfants ! (Homnisphères, Paris, 2007), OGM semences politiques (Homnisphères, 2008) et Toujours contre le travail (Aden, 2010). J’ai publié de nombreux articles politiques, notamment dans Le Nouvel Economiste, Les lettres françaises, Urbanisme, Le Sarkophage, ou encore les revues italiennes Libertaria et Rivista A.

J’ai fait plusieurs conférences, sur des thèmes qui me semblent importants, par exemple sur l’écologie devant un organisme consultatif des Nations unies en Italie en 2003, sur la tolérance à Besançon en 2007, ou sur la culture numérique en 2010 à Aubagne, sur Malcolm X et Martin Luther King à Boulogne-Billancourt en 2011. J’ai publié plusieurs articles de fond sur l’édition jeunesse, par exemple sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/arti...

Je cultive depuis dix-huit ans un potager de plusieurs centaines de mètres carrés, en bio (ni engrais de synthèse, ni pesticide, ni même antilimaces !). J’ai fourni durant trois ans l’épicerie Fauchon en citrouilles, et j’ai travaillé à la fourniture en légumes d’un restaurant deux étoiles durant cinq ans. Cette culture d’un potager biologique est un élément essentiel de mon activité. Chaque année, j’effectue des « essais » (par exemple, en 2011, les haricots noirs), et je tâche désormais de produire toutes mes semences pour ne plus dépendre des grainetiers commerciaux.

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Philippe Bourdeau est professeur à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble. Il étudie le rapport à l’Ailleurs des sociétés urbaines à partir de sujets comme les métiers et sports de montagne, les mutations du tourisme ou les dissidences récréatives. Il s’intéresse aussi au blues et au rock comme mythes géographiques. Il est (co)-auteur de "La Montagne, terrain de jeu et d’enjeux" aux éditions du Fournel, de "Sports d’hiver en mutation" aux éditions Hermès-Lavoisier, de "Géographie des sports en France" aux éditions Vuibert, et de" Tourisme : émancipation ou contrôle social ?" aux éditions du Croquant.

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Joël Vernet est né en 1954 dans un petit village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, entreprend plusieurs voyages à travers le monde , plutôt des sortes de vagabondages qui le conduiront en Afrique, Asie, Europe. En particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali d’où il ne reviendra jamais tout à fait. Durant ces mêmes années, rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, celui-ci l’invite à se convertir à l’islam. Sans succès. Vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan et partage la vie de quelques amis africains. Premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, voyage en Egypte et au Soudan. Interrompt ses études universitaires pour se consacrer à l’écriture. Découvre l’œuvre de François Augiéras et commence à produire de nombreuses émissions pour France-culture, rendant hommage à des travaux de recherches, à des créateurs, à des inconnus tous attachés, à leur manière, à un certain art de vivre et de créer. Lit avec ferveur Augiéras, Bonnefoy, Bouvier, Char, Dietrich, Handke, Jaccottet, Juliet, Kamo no chômei, Perros, Rimbaud. . .

De 1983 à 1997 a réalisé plusieurs émissions radiophoniques pour France Culture (Les Nuits Magnétiques, Les chemins de la connaissance). Il a consacré notamment des émissions à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ en direct de Bandiagara (Mali), au Burkina Faso.

Il crée en 1986 avec Philippe Arbazaïr, conservateur à la BNF, la revue Noir sur Blanc dans laquelle furent publiés de nombreux artistes contemporains du monde entier, poètes, peintres et photographes.

Dès les années 1988, commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Editions Fata morgana. Rencontre le peintre Jean-Gilles Badaire, le photographe Bernard Plossu, Pierre Verger et d’autres artistes avec lesquels il entamera des aventures fécondes.

A l’automne 1997, séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois.

A l’automne 1999, s’installe à Alep (Syrie) où il vivra deux ans. Découvre l’Est de la Turquie et le désert syrien. Quitte la Syrie et vit en retrait dans un petit village au sud de Lyon, au-dessus de la vallée du Rhône où il poursuit l’aventure d’une œuvre rare et profonde.

En 2001, obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du livre pour l’ensemble de son oeuvre.

Retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. Est invité en avril 2004 par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures, conférences.

En 2005, publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", Ed Le Temps qu’il fait, livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) et le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création et fut publié à La Part des Anges grâce au soutien du Conseil Général de l’Ardèche et de La Fabrique du pont d’Aleyrac, lieu de rencontres artistiques au cœur de l’Ardèche animé par Annie et Bernard Mirabel.

Il a dirigé un numéro des Editions Autrement consacré aux Pays du Sahel. Entretiens avec Théodore Monod, René Dumont et d’autres africanistes de renom.

En octobre 2004, il édite avec Marie-Ange Sébasti, chercheuse à La Maison de l’Orient de Lyon, un livre collectif sur le site d’Ougarit en Syrie : "Ougarit, la Terre, le ciel", éditions La Part des Anges, à l’occasion de l’exposition consacrée à Ougarit au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ces dernières années, nombreux voyages en Asie centrale, Laponie finlandaise, Russie, Ukraine, Maroc.

Elisée Personne

Elisée Personne est un pseudonyme.

Roland Jaccard

Roland Jaccard est né en 1941 à Lausanne. Il a collaboré pendant trente-cinq ans au supplément littéraire du " Monde " et créé la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il collabore au magazine "Causeur" et publiera son dernier livre chez Grasset début 2013 sous le titre : "Ma Vie et autres trahisons".

Vous pouvez visiter son site : site de Roland Jaccard
Ses articles dans le site :
Anonyme

Anonyme est une énigme. Ni star, ni personnalité, ni individu, ni expert, ni pseudonyme... Zéro égocentrisme. Zéro culte de la personnalité. Une poussée underground.

Marin Ledun

Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas, en Ardèche. Traduit dans plusieurs pays, ses romans ont reçu de nombreux prix littéraires comme le trophée 813 du roman noir français et le Grand Prix du roman noir du Festival de Beaune pour Les Visages écrasés ainsi que le Prix mystère de la critique pour La Guerre des Vanités, et le Prix Plume libre pour Modus Operandi.

Vous pouvez visiter son site : http://www.pourpres.net/marin/
Ses articles dans le site :
Henri Mora

Henri Mora est né en région grenobloise. Il s’intéresse depuis déjà quelques temps à la critique sociale et notamment à la critique de la société industrielle, du travail et de la marchandise (et de leurs conséquences). Il a réuni un ensemble de textes et de documents dans un recueil qui a pour titre "Chambard dans les Chambarans - S’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde", édité par Le Monde à l’envers. Il a par ailleurs participé à la traduction d’un ouvrage de Miguel Amoros dont le titre en français est : "Les Situationnistes et l’anarchie", ouvrage publié aux éditions de La Roue. On peut retrouver certains des textes qu’il a écrits ou auxquels il a contribué sur le site Internet de PMO (Pièces et Main d’œuvre) ou sur le blog "Opposition à Center Parcs".

QoCP

Quelques opposants à Center Parcs (QoCP) rassemble un collectif d’opposants au projet de Center Parcs dans la forêt des Chambarans, en Isère.

Correspondances : QOCP, lotissement n°1, La Roseraie, 26350 Le Grand Serre - Mail : qocp orange.fr

En librairies et en bibliothèques : Chambard dans les Chambarans

Vous pouvez visiter son site : http://chambarans.unblog.fr/
Dikann

Ingénieur en biotechnologie. A travaillé dans le monde agricole pendant plusieurs années, puis dans le milieu de la finance, sur les marchés de matières premières.

A vécu plusieurs années en Suisse (Zürich), au Japon (Tokyo) et en Indonésie (Jakarta). A commencé à pratiquer la peinture et le graffiti en 1991 au sein d’un collectif d’artistes à la Rote Fabrik à Zürich (Suisse), un lieu artistique alternatif.

A étudié le mouvement Gutaï et la notion de créativité à partir du « zéro absolu » à l’Université des Arts de Tokyo, de 1993 à 1997.

A créé et animé à Paris une maison d’édition en sciences humaines et sociales de 2002 à 2010.

Depuis 2009, installé à Lorient comme artiste plasticien et art-thérapeute certifié par l’Etat (Master II, Mémoire sur la question de la création collective en atelier d’art thérapie à médiation plastique au sein d’un groupe de patients psychotiques, névrotiques et souffrant de troubles envahissants).

En tant qu’artiste plasticien, travaille sur la question des représentations de l’inconscient et des archétypes ainsi que sur les représentations symboliques de l’homme dans tous ses états. En tant qu’art-thérapeute, anime des ateliers à médiation plastique et des ateliers d’écriture en hôpitaux psychiatriques.

Nombreuses expositions en France et à l’étranger (Japon, Indonésie, Malaisie, Inde).

Auteur de documentaires Jeunesse chez La Martinière, Syros et Gulf Stream Editions.

Vous pouvez visiter son site : Dikann
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HUKO

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Joignable à cette adresse : groupe.huko autistici.org

Mirko Locatelli

Mirko Locatelli a collaboré à la rédaction de Moins !, journal romand d’écologie politique créé avec quelques amis objecteurs de croissance en 2012. Travailleur social de formation, il s’est évertué à trouver n’importe quel prétexte pour préserver sa force de travail des griffes du marché qui, de son côté, semble s’être fort bien passé de ses services. Mirko est décédé en 2016, à l’âge de 35 ans.

Vous pouvez visiter son site : Moins !
Christophe Huret

Christophe Huret est photographe indépendant et art-thérapeute. Il est notamment l’auteur de La vie au travail, publié chez les éditions du Croquant.

Hélène Lee

Hélène Lee est une journaliste française originaire du Sud-Est de la France. Après des études de lettres et de langues (Russe, Anglais, Japonais) elle quitte la France et séjourne plusieurs années au Japon, où elle participe au travail de la troupe de théâtre d’avant-garde Tenjosajiki. Elle se rend en Jamaïque en 79 et entame une carrière de journaliste. Pendant 23 ans ses articles pour Libération, Rock et Folk et autres media dessinent un portrait inédit de cette île musicale, et de toutes les musiques du Tiers-monde alors en train d’émerger. Elle fera découvrir au public français les groupes historiques du reggae en les invitant en tournée, comme la Mystic Revelation of Rastafari (Théâtre de la Ville) ; par ailleurs elle orchestre les débuts français de chanteurs africains comme Alpha Blondy. En 2001 elle s’implique dans la lutte des musiciens jamaïcains pour leurs droits, suscitant un long procès qui s’achèvera par la victoire de l’avocat des Jamaïcains, Me André Bertrand. Parallèlement elle publie des essais : « Rockers d’Afrique » (Albin Michel, 1987), « Le Premier Rasta » (Flammarion, 1999), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), et des traductions (notamment des textes de Marcus Garvey). Sa filmographie inclut « Jimmy Cliff, Moving On » (Arte, 52’, avec François Bergeron), « Bons baisers de Barbès » (FR3, 52’), « Une voix sur le Maroni » (FR3) et plusieurs 26’. En 2011 elle dirige l’adaptation cinématographique du « Premier Rasta », son ouvrage de référence sur Leonard Howell, le fondateur du mouvement rasta. Le documentaire a reçu de nombreux prix. Hélène Lee a 69 ans, elle vit dans les Cévennes.

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